Le blog du chatborgne / blog de livres

Les livres qui font Miaou dans l'actualité. Beaucoup de politique, un peu d'islamisme, de la culture et surtout de la Liberté et des livres.

28 mars 2006

Spéciale Alain Laurent

Le libéralisme américain, histoire d'un détournement

VIENT DE PARAITRE AUX BELLES-LETTRES :  LE LIBERALISME AMERICAIN – Histoire d’un   Détournement ; Par Alain LAURENT

Le propos du livre est d’établir l’histoire méconnue de la falsification social-étatiste du mot et de l’idée de libéralisme intervenue en Grande-Bretagne puis aux Etats-Unis au cours de la première moitié du XX° siècle – et de dénoncer la diffusion de ce nouvel usage (ou mésusage) en flagrante contradiction avec le sens qui lui a légué la tradition libérale classique. Ce faisant, il s’y agit aussi de rétablir l’histoire non moins méconnue et passionnante de la résistance finalement victorieuse des vrais libéraux américains à ce gauchissement sémantique. Caricaturés en France comme « ultra-libéraux » et faussement présentés en « néo-libéraux », ils ont cependant été contraints de s’identifier sous les labels de « conservatives » ou de « libertarians ». Un détour dans l’Europe continentale au moment des plus basses eaux libérales (1920-1960) rappelle que c’est cependant de là qu’est venue la contre-offensive libérale classique qui a redonné au libéralisme sa dynamique  dans sa vérité retrouvée : responsabilité individuelle, libre marché, primat du droit de propriété…

Table des matières (abrégée) :

Introduction : contre l’imposture de Canto-Sperber, pour qui « le libéralisme est l’inventeur de l’Etat-providence et doit s’accomplir dans le socialisme » - ce qui revient à tenter d’acclimater insidieusement en France le sens américain du libéralisme (= social-démocratie gauchisée…) pour en faire un argument supplémentaire de rejet du prétendu « ultra-libéralisme ».

Première partie : Le gauchissement anglo-américain du libéralisme

1)En Angleterre (1880-1930) : J.S. Mill, Hobhouse, Lloyd George et Keynes

2)Aux Etats-Unis (1930...) : l’avènement des liberals avec le New Deal ; J. Dewey, le Big Government de Roosevelt, Rawls puis le « politically correct »…

Deuxième partie : La persistance du libéralisme classique en Europe continentale (1880-1960)

3)Les contrefaçons du « socialisme libéral » et la résistance des libéraux classiques

4) Du colloque Walter Lippmann (1938) à la création de la Mont-Pèlerin Society (1947) :
le premier « néo-libéralisme », critiqué par Mises- l’homme-clé du renouveau libéral

Troisième partie : La redécouverte et la réaffirmation américaines du libéralisme

5)La préhistoire du « revival » (1920-1947) : des premiers réfractaires au liberalism à
l’émergence des libertarians (A.J. Nock, F. Knight, Hazlitt, Rand…)

6)Les « néo-libéraux » américains (1950-60…) : de vrais héritiers innovateurs du libéra-
lisme classique européen et des critiques impitoyables du liberalism

7)Le renfort anti-liberalism des premiers néo-conservateurs (F. Meyer, J. Burnham)

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22 mars 2006

Révélations sur une icône de la gauche bien-pensante

Allende, la face caché : Antisémitisme et eugénismeJe vais être franc: ceux et celles qui me chantent les louanges de Salvador Allende sur tous les tons me "gavent", et je ne suis jamais parvenu à les faire changer d'avis, l'argument selon lequel ce triste sire a plongé le Chili dans le chaos économique et politique ne suffisant guère à les ramener à la raison.

A défaut de leur clouer le bec, l'ouvrage du philosophe Victor Farias devrait les faire réfléchir. On y apprend que ce cher Salvador est l'auteur en 1933 d'une thèse de doctorat- Hygiène mentale et délinquance- véhiculant les théories eugénistes les plus hard: pour notre docteur, c'est clair, la race est un critère qui définit la conduite de tout individu; les extraits de la thèse reproduits par Farias laissent pantois- "l'escroquerie, la fausseté, la calomnie et l'usure" présentées comme des caractéristiques des Juifs (p. 107)- ou donnent envie de vomir votre dernier repas- exemple cette description d'une expérience médicale: les médécins "ont réussi à soigner un homosexuel,dans la famille duquel il y avait d'autres homosexuels qui présentaient un grand nombre de caractères secondaires féminins, en lui injectant des morceaux de testicule dans l'abdomen. Après l'opération, les caractères féminins se sont modifiés et le malade abandonna ses habitudes homosexuelles." (p. 104) Non, non, ce n'est pas la sulfureuse thèse de Rémi Caillois du livre et roman Les Rivières pourpres dont il est question, mais bien d'un travail universitaire signé par l'icône de la gauche bien-pensante!

Erreur de jeunesse, dira t-on. Pas seulement dans la mesure où "toutes les thèses que Salvador Allende inclut dans son mémoire, [...] vont réapparaître telles dans les années 1939-1941, alors qu'il deviendra Ministre de la Santé du gouvernement du Front Populaire." (p. 135). L'auteur reproduit le texte du projet de loi d'Allende sur la stérilisation des aliénés (p. 151-159) et le compare à celui mis en place en Allemagne nationale-socialiste à la même époque (p. 176-183); alors? "les coïncidences et correspondances de ces deux projets sont abyssales" (p. 178)

Dernière chose: arguments à l'appui, Victor Farias accuse Allende d'avoir protégé l'officier SS Walther Rauff, l'inventeur des camions à gaz nazis- (p. 26-32) la presse consacrera t-elle à cette affaire autant d'importance qu'aux liens supposés entre Pinochet et le SS pédophile Paul Schaefer lui aussi réfugié au Chili? J'ai des gros doutes, là!

Les plus indulgents diront que l'eugénisme était une idée fort répandue à l'époque (de l'Américain Davenport au Français Carrel, en passant par le Soviétique Gorki) et que les Etats-Unis comme l'URSS ont eux aussi protégé des nazis "bon teint" après la guerre. Ce n'est pas faux, mais cela n'enlève rien à ce constat: la légende du bon Salvador ne sort pas indemne de cette enquête, et c'est avec impatience que nous attendons les prochains travaux de Mr Farias sur le sujet.

Frédéric CHATAIGNER

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21 mars 2006

Salon du livre

salondulivreSalon du Livre du 21 mars 2006, il suffit de suivre les affiches racoleuses présentant une lectrice se frottant des livres contre le visage – à moins qu'elle ne tente de les écouter, mystère de la création publicitaire.

Peu de choses à signaler. Retenons que les éditions du Rocher rachetée récemment par Privat laissent tomber la collection du défunt Vladimir Volkoff « Désinformation ». Que l'hôtesse des éditions Atlas porte une jupe très courte qui laisse voir des bas en dentelles lorsqu'elle est assise. Que Jean Picollec mange des chips. Qu'un petit stand d'extrême gauche vends toujours des disques de Staline.


       Voilà c'était Chatborgne en direct du Salon du Livre.

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08 mars 2006

Conférence Euro92 : La société du radar

La société du radar : L'Etat sarkozyste au Kärcher Jean Gustave Padiolo La société du radar L'état sarkozyste au Kärcher

Notes prises en direct à Euro 92 - 7 mars 2005

19h42: Michel Leter introduit la conférence dans un style annoncé comme étant universitaire.
Ce soir nous allons avoir un conférencier du "troisième type". Euro 92 fait-t-elle sa première conférence ufologique ? Hum, non ce sera plutôt de la sociologie. Leter explique la rencontre du troisième type en SF: c'est la rencontre physique avec l'extra-terrestre.
Celui que nous allons rencontrer : Jean Gustave Padiolo, créateur de l'OS – hommage à Pierre Dac – c'est à dire l'Observatoire du Sarkozysme.

Ce soir parmi la quinzaine de spectateurs à la conférence, deux jeunes femmes, mince cela va être dur de se concentrer. L'une des deux posera plus tard des questions d'étudiante de droit gauchisée.

19h52: l'auteur parle. Il affirme sa conviction que la Liberté est la valeur fondamentale de nos sociétés , les autres, l'égalité, la solidarité, etc. sont subsidiaires ... en France il n'y a jamais eu d'état libéral républicain.

Il avait choisit le sujet de la sécurité routière car thème à la mode et porteur de financement pour sa recherche et son laboratoire.
Les conclusions de ses premières études : en France il faut acheter le permis, il est cher, une fois obtenu c'est une propriété. Le conducteur est donc irresponsable une fois celui-ci en poche. Aux États-Unis au contraire, cela ne coûte rien, on s'entraîne d'abord avec sa famille, l'école ou des amis. On prend une assurance pour se couvrir.

Fort de sa démonstration selon laquelle la bureaucratie crée la délinquance routière, il continue de solliciter des financements, qu'il obtient cette fois-ci pour étudier les radars.

L'animateur d'Euro 92 lui, a visiblement mal dormi la veille, il lutte vaillamment contre l'assoupissement, espérons qu'il ne prenne pas le volant après.

Pour Jean-Gustave Padiolo la chose est claire : les radars ont été utilisés en France pour être rentables et non pas pour assurer notre sécurité. Les radars ont été installés selon un plan soviétique : on décide de Paris où les mettre, sans demander leur avis aux élus, sans tests préalables. Ce sont des décisions arbitraires, automatiques, égalitaires.

En Suisse c'est l'inverse, des comités locaux, composés d'élus de représentants des parents d'éleves et autres personnes concernées décident ou mettre les radars, leur intérêt étant évidemment d'augmenter la sécurité.

Il écrit tout cela dans son rapport de recherche : résultat, selon sa version des faits, il est viré et son laboratoire fermé.

La baisse importante du nombre de morts sur les routes en France depuis la mise en place des radars ? La baisse des accidents avait commencée avant la mise en place des radars, les raisons sont ailleurs comme dans la sortie du statut de militaire des gendarmes.

En conclusion l'auteur appelle à l'insurrection républicaine.

Bon la couverture du livre est plutôt laide, mais le gars a l'air informé et sérieux, cela vaut sûrement le coup d'acheter son livre. D'autant que le propos va bien au delà de la simple question des radars. Il s'agit au final d'une réflexion sur la Liberté individuelle face à la répression étatique.

La semaine prochaine à Euro92 Charles Pellegrini.

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Le Chat Tigré,

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06 mars 2006

Retour sur "Novembre Noir"

La République brûle-t-elle ? : Essai sur les violences urbaines françaisesQue s'est-t-il passé en France l'automne dernier? A cette question, les émules tardifs de Rousseau ("L'homme est naturellement bon, mais la société le rend mauvais") répondent en nous parlant de révolte des exclus, de réponse violente mais compréhensible au racisme, au chomage et à la précarité. Un vieux disque que l'on nous a repassé cent fois et qu'il serait de temps de changer!

Heureusement, l'ouvrage paru récemment sous la direction de Raphaël Drai et de Jean-François Mattéi fait le point sur la question de manière beaucoup plus sereine. Pour eux, "ce brutal déchirement du tissu social et culturel français [tient] à un quadruple échec de l'intégration française: l'échec de la culture, l'échec de la société, l'échec de la politique et l'échec de la langue." (4e de couverture)

L'interêt de ce livre est de faire appel aux contributions d'auteurs de sensibilités différentes- entre Chantal Delsol, l'épouse de Charles Millon et Bruno Etienne, une relation de Mouloud Aounit et de Tarik Ramadan il ya des mondes; certaines sont tout à fait percutantes, notamment celle de Raphaël Drai qui souligne le caractère nihiliste de ces émeutes- "personne ne s'est extrait des bandes d'émeutiers pour porter un discours, des revendications originales et novatrices, pour tracer un avenir inédit." souligne t-il p. 28- sans grand rapport avec les révoltes, révolutions et autres Jacqueries que l'histoire de France a connues; coup de chapeau également à Jeanne-Marie Kaltenbach, qui pointe du doigt la politique d'immigration à la française: "Beaucoup de grands mots, de fanfaronnades et, à terme, l'inefficacité." (p. 106)

A noter cependant que certains textes sont d'une lecture assez ardue, considérant que j'ai amené le livre sur mon lieu de travail- ma guérite de gardien de nuit- celà ne facilite pas les choses quand on doit rester éveillé! Enfin, ce que j'en dis, hein...

Néanmoins, un ouvrage globalement positif, qui plaira à ceux qui privilégient les approches universitaires de la crise de novembre 2005.

Frédéric CHATAIGNER.

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La duchesse de Windsor : Scandaleuse Wallis

Wallis Simpson : La scandaleuse duchesse de WindsorDe loin la biographie la plus complète et la plus intéressante, Charles Higham nous livre les multiples facettes de la - ô combien- "scandaleuse" Duchesse de Windsor. Ange ou Démon? On l'adore ou on la déteste, mais elle ne laisse pas indifférent. Des bordels de Shanghai où elle fut initiée aux pratiques de la luxure jusqu'aux relations surprenantes et décriées avec une Allemagne en pleine montée du Nazisme et son attachement au Führer, ce livre nous révèle bien des faces cachées et insoupçonnées (n'avait-elle pas plusieurs amants après les épousailles d'avec son cher Duc??) de Wallis Simpson. Quoi qu'il en soit, elle reste une figure emblématique évoluant dans la périphérie de la cour d'Angleterre.

Julia CHATAIGNER.

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