09 mars 2008
Le paradigme perdu : la nature humaine
Edgar Morin dans « Le paradigme perdu : la nature humaine » revoit la notion de l’humanité et du vivant à la lumière des théories cybernétiques. Les cellules, les machines, les sociétés humaines obéissent à des principes organisationnels dont la cybernétique avait fait un premier assemblage.
La vie apparaît comme un principe néguentropique, c’est le paradoxe de l’organisation vivante, dont l’ordre informationnel qui se construit dans le temps semble contredire un principe de désordre (entropie). La réponse à ce paradoxe lie l’ordre et le désordre dans un système de réorganisation permanente fondé sur la logique de la complexité.
Il fait appel ici à la théorie des automata de Von Neumann examinant la différence entre la machine artificielle et l’organisme vivant (ou machine vivante). La machine artificielle, composée d’éléments fiables, est dégénérative. Alors que la machine vivante est constituée d’éléments peu fiables (molécules qui se dégradent, cellules qui dégénèrent) mais l’ensemble lui est fiable car capable de se régénérer en dépit de très nombreuses pannes qui arrêteraient la machine artificielle.
Le désordre interne, le « bruit » (perturbation qui brouille la transmission de l’information), accroît l’entropie de la machine artificielle, il en va au contraire pour la machine vivante dont le bruit toléré s’accroît au rythme de la complexification de la même machine. C’est même l’accroissement du bruit qui permet le développement vers un niveau de complexité supérieur. Le bruit porte en effet du désordre, mais aussi de l’indétermination, du hasard, lesquels sont facteurs d’auto-organisation. Le vivant est donc un système qui s’auto-organise.
Une écologie (science décrivant les relations entre les organismes et leur milieu) peut se concevoir ainsi : la communauté des êtres vivants (biocénose) dans son espace géo-physique (biotope) constitue avec celui-ci une unité globale (écosystème), qui est une totalité auto-organisée. L’écosystème est co-organisateur et coprogrammeur du système vivant qui s’y trouve intégré. Biotope et biocénose sont des systèmes ouverts et plus un système vivant est autonome, plus il est dépendant à l’égard de l’écosystème ; en effet, l’autonomie suppose la complexité, laquelle suppose une très grande richesse de relations de toutes sortes avec l’environnement.
Le système auto-organisateur est d’autant plus complexe qu’il est moins strictement déterminé, que les parties qui le constituent sont douées d’une relative autonomie, que le bruit s’accroît. Ce bruit dans la transmission du message produit des erreurs qui peuvent provoquer une dégénérescence, mais aussi d’une mutation qui accroît encore la complexité. Le hasard de la mutation possède un rôle organisateur du système.
Le cerveau humain représente un pas supplémentaire dans la complexité, dans l’hypercomplexité (un système hypercomplexe est un système qui diminue ses contraintes tout en augmentant ses aptitudes organisationnelles, notamment son aptitude au changement). Ce développement au cours du processus d’hominisation implique donc une plus grande ouverture à l’environnement (naturel et social) et une moindre détermination par les instincts. Le cerveau par voie de mutations acquiert des compétences linguistiques, logiques, heuristiques, inventives. Mais celles-ci ne peuvent se développer que dans un milieu social complexifié par la culture et donc à partir d’une éducation socioculturelle.
L’hypercomplexité du cerveau comme celle de toute structure suppose une moindre hiérarchisation, une moindre centralisation, une faible spécialisation, mais une plus forte dépendance de l’intercommunication (neuronales) donc une plus grande exposition au « bruit ». Cette plus grande exposition au désordre nous est encore incompréhensible. C’est du cerveau du sapiens qu’est née la conscience en tant que découverte du moi subjectif, de la mort et de l’environnement qui entoure. Elle permet des choix conscients, et une anxiété vis-à-vis de la prise de conscience de sa finitude, elle appelle le sacré à la rescousse, les interdits et les répressions, mais aussi la recherche de la vérité, la science.
Un système complexe, a fortiori hypercomplexe est exposé à des désordres tels que les mécanismes régulateurs peuvent se bloquer : c’est la crise. Cette crise peut être féconde car elle peut générer de nouvelles solutions accroissant la complexité du système. Le cerveau humain est un tel système, sa crise résulte en névroses créatives ou au contraire destructive.
La complexité permet aussi de comprendre l’évolution de l’humanité.
Le passage de la tribu à la société s’est fait par l’exogamie, les alliances, les échanges. Le clan devient le subsystème d’un métasystème plus complexe.
La société tribale n’a pourtant pas évolué à partir d’une contradiction interne, c’est l’action de l’environnement qui a été facteur d’évolution : expansion démographique et concentration dans des régions fertiles, densification de la population qui pousse à l’agriculture plutôt qu’au nomadisme. Les menaces externes (guerres, prédations) vont aussi conduire à une concentration défensive qui mène au développement des villes et des États sous la domination d’un chef qui défend et perçoit le tribut (religion d’État = appareil noologique). L’État conduit au développement de l’administration, du religieux qui tend à fonder sa légitimité. La concentration entraîne la division du travail, la division territoriale (campagnes, villages, steppes pastorales, villes) et la division sociologique (castes, classes, ethnies, nations).
Pour Edgar Morin, l’État est censé organiser la complexité qui se développe comme le font les organismes pluricellulaires : par hiérarchie et spécialisation du travail. En réalité l’État en tant qu’organisme parasitaire complexifié et légitimé par l’idéologie est un bruit tendant à limiter la complexité tout en l’accroissant dans certaines circonstances dans un jeu de plus en plus complexe du chat et de la souris.
Le communisme primitif (la loi du plus fort en réalité) disparaît au profit d’une hiérarchie stricte (au juste il s’agit d’une hiérarchie plus formalisée ou fonctionnelle).
La spécialisation fait progresser la complexité sociale en multipliant les intercommunications au sein de la société. Elle différencie la société en classes déterminant une culture et une personnalité propre pour chaque groupe professionnel (on parlera plutôt d’un idéal-type au sens de Weber). La spécialisation fait progresser la complexité en multipliant les produits, les richesses, les échanges, les communications, les inventions. Elle permet l’essor des civilisations, le déterminisme des rituels socioculturels et des programmations s’estompe au profit du jeu aléatoire des intérêts socio-économiques. La pensée se libère de la tradition et des dogmes, l’individualisme apparaît, mais aussi l’anomie avec la moindre intégration des individus. Pour Edgar Morin c’est aussi la polyvalence de l’homme qui disparaît, donc appauvrissement de la personnalité et sous-emploi des aptitudes individuelles pour les opprimés, parasitisme de l’État, des dominants, des possédants.
Sur ce point, il convient cependant de corriger en disant que l’Organisation Scientifique du Travail est une adaptation du travail aux aptitudes de la grande majorité des populations, elle ne développe pas les aptitudes mais ne les réduit pas non plus. Elle est une phase transitoire du développement permettant un contrôle étatique des activités à travers le salariat, donc une exposition à une régression dans le processus de complexification (développement des capacités de contrôle de l’État sur les activités productrices, pesanteur syndicalo-corporatistes, extension du parasitisme). Mais la contrainte de la réglementation est aussi un message génératif permettant une complexification ultérieure dont les phénomènes de délocalisation et de mise en concurrence des législations, permis par la mondialisation, sont quelques uns des résultats permettant une accélération du phénomène de développement et une diminution des contraintes menant à une hypercomplexité plus grande encore.
Cette évolution pourrait ne pas être inéluctable, l’organisme social peut mal interpréter une erreur et permettre la diffusion du message erroné c’est là le phénomène de cancérisation à travers lequel le système immunologique défend une erreur qui se réplique au lieu de la détruire. On peut donc considérer qu’un corps social choisissant la réduction du niveau d’incertitude en sacrifiant la liberté et le développement des interactions au profit de la prévisibilité et de la sécurité par la contrainte, régresserait vers la société tribale.
Effectivement, comme le souligne Edgar Morin, sans partager – loin de là - la logique conclusion libertarienne qui en découle : le développement de l’humanité a toujours eu affaire aux deux types d’erreur, l’erreur ambiguë par rapport à un message génératif, laquelle entraîne éventuellement l’évolution vers plus de complexité, et le leurre qui entraîne échec et désastre. Toute contrainte est une erreur vitale pour un système hypercomplexe (fondé sur la diminution des contraintes). Toute vérité pour un système hypercomplexe est une erreur pour un système de base complexité.
L’acceptation de l’augmentation du niveau d’incertitude implique le développement de schèmes culturels en prise avec l’évolution de l’environnement, elle permettra l’épanouissement des pleines potentialités cérébrales (le développement de l’hypercomplexité cérébrale a besoin de nouveaux développements sociétaux pour être employé à 100 % de ses potentialités) dans une société hypercomplexe totalement auto-organisée, permettant donc à l’homme de développer ses potentialités organisatrices, inventives, évolutives. Ce que l’auteur appelle le quatrième âge de l’humanité soit l’âge symbiotique (après l’âge des primates, l’âge tribal, l’âge historique).
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Logique du Libéralisme : Morale - Vie en société - Economie
À l’heure où l’hyper président nous ressort les vieux drapeaux et la marseillaise à titre d’éducation civique, où l’on impose les commémorations réalisées à la sauce de profs gauchistes, on peut se demander quels repères on inculque à nos enfants pour la société de demain.
Des leçons de morale seraient effectivement très nécessaires, mais c’est là ce que l’école sait le moins bien faire.
Il est donc urgent de balancer tous les livres d’éducation civique qui circulent dans les classes pour les remplacer par « Logique du Libéralisme » de Jacques de Guénin. Sous ce titre on trouvera un véritable manuel d’éthique qui nous questionne sur les institutions d’une société de liberté et sur les impératifs moraux qu’elle fonde. Ce questionnement débouche sur la découverte des Droits Naturels de l’homme.
C’est dans le respect de ces droits que les hommes devraient entrer en interaction afin de satisfaire leurs besoins, Jacques de Guénin en déduit les bonnes façons d’agir, celles qui sont conformes à la morale, mais aussi les plus efficaces. La dernière partie, en cohérence avec ce qui précède, constitue une véritable initiation à l’économie à laquelle quelques spécialistes consacrés de cette science risquent de ne rien comprendre.
Pourtant c’est là le BA B.A. du raisonnement économique qui est abordé et qui donne l’occasion de démolir des a priori bien ancrés quant aux bonnes pratiques morales et économiques, ainsi qu’au rôle forcément louable de ces parangons de vertu autoproclamés que sont les hommes de l’État.
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18 novembre 2007
La Troisième Voie, un livre facilitateur
On dit que pour comprendre l’économie il faut lire les classiques et écouter ce que dit son professeur bien souvent altercomprenant.
Après quelques années de rabâchage à haute dose de « la Théorie générale » de John Maynard Keynes, de « la Grande Transformation » de Karl Polanyi, du « Capital » de Karl Marx, vous aurez compris que la marchandisation du monde ce n’est pas bien et vous saurez l’expliquer. Vous serez aussi persuadé que l’homme passe avant l’économie. Vous aurez appris à faire partager votre passion pour des ouvrages de vulgarisation comme « l’Anti-manuel d’économie » de Bernard Maris, les « Vraies lois de l’économie » de Jacques Généreux, et puis vous serez bien sûr abonné à « Alternatives Economiques ».
À ce niveau là vous pourrez même réussir avec brio l’agrégation de sciences économiques et sociales et vous inscrire au sein de la prestigieuse association des professeurs de sciences économiques et sociales.
Autant dire que vous aussi vous deviendrez altercomprenant en toutes choses. Autrement dit vous serez un trou du cul plein de risibles certitudes et votre approche de l’économie sera à la compréhension des mécanismes de l’action humaine, ce que la boucherie est à la chirurgie plastique.
À votre tour vous pourrez alors professer l’alter compréhension et condamner des générations entières à ne pas comprendre ce qui relie l’homme à l’économie et à la liberté.
Maintenant si vous voulez vraiment comprendre la science du bon sens, jetez à la poubelle toutes les conneries vues au-dessus. Mais sachez que devenir lettré au milieu d’aliborons ne se fera pas sans douleur. Votre soif d’apprendre tiendra d’une démarche zen qui vous ouvrira difficilement à la carrière de virus propagateur de connaissances.
Mais si vous voulez cheminer sur cette voie difficile vous ne pourrez vous passer de livres qui vous ouvriront à la passion de la découverte d’une discipline qui n’a rien d’aride et qui vous ouvrira des horizons. Ces livres facilitateurs, catalyseurs de compréhension ce sont les « 39 leçons d’économie » de Philippe Simonnot, « la Route de la Servitude » de Friedrich Hayek », et le dernier sorti et magistral « la Troisième Voie » de Jean-Louis Caccomo. Vous y ferez des découvertes au-delà de la compréhension des économistes officiels, comme par exemple que l’on ne peut répartir que ce qui a été produit ainsi que l’explique Jean-Louis Caccomo dans sa leçon du partage du pain. On encore que nul ne perd lors d’un échange consenti, des vérités encore hors de portée de la plupart des étudiants en économie. Vous pourrez ensuite allez plus loin sur la route d’une connaissance libératrice en abordant d’autres auteurs évoqués par ces livres facilitateurs, tels que Frédéric Bastiat, Ludwig Von Mises, ou encore le reste de l’œuvre d’Hayek. Des auteurs dont certains « économistes » cooptés n’ont jamais entendu parler.
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Xavier Collet (http://libertariens.chez-alice.fr)
09 mai 2007
La France est foutue - Mathieu Laine
(vu dans Les 4 Vérités Hebdo - journal d'actualité française )
Cet ouvrage est à lire, au moment où la France se donne un président particulièrement dynamique. « La France est foutue ! Ce pays est impossible à réformer !
Une esquisse de changement et le pays est dans la rue… On n’en sortira jamais ! » Eh bien non, dit l’auteur, la France n’est pas « foutue » ! De nombreux pays se sont sortis de situations bien pires que la nôtre et nous montrent la voie.
Remettre les idées à l’endroit, provoquer une révolution des esprits et donner à chacun des outils clairs et vérifiables (faits, chiffres, réflexions, exemples concrets) pour démontrer que notre chute n’est pas irrémédiable, tels sont les objectifs de ce livre.
Éditions Jean-Claude Lattès
131 pages – 9 euros Acheter avec AMAZON
23 novembre 2005
"Pétrole apocalypse" Yves Cochet
Yves
Cochet nous brosse le tableau d'un futur assez préoccupant concernant
nos ressources en pétrole. Livre d'actualité, puisque, comme vous avez
pu le remarquer les prix flambent a la pompe ces derniers temps
Selon lui nous vivons certainement une des dernières années du pétrole "bon marché",
ce problème récurant devrait bouleverser gravement nos modes de vie
pour les transports / agriculture / matières plastiques / vêtements /
médicaments : car le pétrole est partout.
Le prochain choc pétrolier sera définitif, pas de retour aux prix faibles comme ce fut le cas après les crises de 1973 et1979.
Je vous déconseille de vous plonger dans ce livre si vous êtes dépressif car cela risque de vous achever. Car malheureusement je n'y ait pas vu beaucoup de véritables solutions en le lisant.
Beaucoup de points négatifs, assez peu de points positifs ? Je pense que certaines choses échappent à l'auteur et a nos connaissances, bien des choses peuvent dans les prochaines années, une découverte scientifique qui remettrait tout en cause par exemple...
Nous sommes donc dans un compte a rebours, nous n'avons donc pas une seconde a perdre pour trouver d'autres solutions et redonner un peu d'espoir aux générations qui vont suivre...
Théodore
Note du rédac chef : plutot que de lire les fumisteries d'un "écologiste" parisien je vous conseille The Skeptical Environmentalist de http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/0521010683 /chatborgne-21 Bjorn Lomborg
21 octobre 2005
L'épopée de l'innovation
L’épopée
de l’innovation de Jean-Louis Caccomo est un ouvrage d’économie qui se
lit comme un roman tout en prenant la peine d’expliquer de façon
complète et technique les relations dynamiques s’établissant entre la
science, la technologie, les transformations économiques et sociales à
l’œuvre dans notre quotidien.
C’est un ouvrage majeur dans la ligne d’un Schumpeter qui avait fait de l’innovateur-entrepreneur l’initiateur de toutes les révolutions technologiques. Caccomo consacre donc une part importante de son ouvrage à mettre en évidence la dimension humaine de l’innovation. A montrer le potentiel dérangeant de celui qui risque tout et remet ainsi en cause les équilibres délétères des droits acquis de nos parasites contemporains. Il montre aussi les délires des politiques industrielles à la française et leurs échecs retentissants qui font des politicards de ce pays et de leurs alliés syndicalistes les porteurs de ce mal français que l’on baptise encore d’exception culturelle.
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Par Xavier Prégentil, ADEL
12 mai 2005
Une analyse étonnante des Evangiles
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Les Révolutionnaires de 1793 disaient de lui qu'il était un sans-culotte; "Jésus est un hippie" chantait Johnny Halliday. Pas très sérieux tout cela nous direz-vous. C'est une toute autre théorie que nous propose Charles Gave dans ce petit livre: Jésus était un libéral! En douze chapitres très concis (parfois moins d'une dizaine de pages) abordant chacun un aspect particulier (exemple: "la richesse", "la justice sociale" "le travail et la propriété", etc.) l'auteur se propose de démontrer que "la seule forme de pensée économique qui soit conforme aux Evangiles, c'est le libéralisme!" Un texte souvent instructif (notamment lorsque M. Gave évoque l'individualisme qui imprègne la parole du Christ: "Si l'on en croit Jésus, Dieu ne s'interesse qu'a chacun d'entre nous, un par un, et veut développer avec chacun d'entre nous une relation individuelle. Par l'intermédiaire exclusif de son Fils.", p.27); argumenté d'extraits des quatre Evangiles (preuve que l'économiste ne se contente pas d'affirmer ex cathedra) qui en surprendra plus d'un, tant chez les libéraux que chez les chrétiens. Certes, tous ne prendront pas la thèse de Charles Gave pour parole d'Evangile (sans calembour) mais aucun ne restera indifférent à cet essai résolument anticonformiste. PS: Signalons toutefois une erreur bénigne dans le livre, p. 167, note 64: "Dans les années Mitterrand, la classe politique faisait référence au président en l'appelant "Dieu", plaisanterie ô combien révélatrice." C'est Le Bébête Show qui en mars 1988 inventa ce surnom. Pas de quoi fouetter un chat certes, mais un fan de la célèbre émission satirique tel que nous ne pouvait laisser passer cela! Frédéric CHATAIGNER. |
31 mars 2005
Un copain de fac a sorti son premier livre
L'ENTREPRISE DIAMANTAIRE DANS LA GÉOPOLITIQUE AFRICAINE
Ronan De Geloes D'Elsloo, Parfait Koffi, Charles Lataillade, Rodolphe Monnet (alias copain de fac époque 2000-2002)
L'Harmattan (2 octobre 2004)
"En
Afrique subsaharienne le diamant résume à lui seul les défis et les
enjeux que le continent traverse. Cherchant à s'émanciper des
recherches traditionnelles sur l'impact des diamants du sang dans les
relations internationales, les auteurs ont cherché à adopter un regard
innovant sur le rôle et la place de l'entreprise diamantaire dans la
géopolitique africaine et le développement du continent."
Je n'ai pas lu le livre, ni même le chapitre de Rodolphe, mais c'est sûrement peut-être très bien. En tout cas c'est à ma connaissance son premier livre ... enfin sa première participation à un livre publié. Et cela méritait d'être signalé sur ce blog.
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Cela me fait penser J'ai crée des sites web, fait des choses amusantes ou non dans des journaux, mais je n'ai pas encore sorti de livre ... c'est pourtant un bon moyen de passer à la postérité sans faire de choses honteuses (comme Président de la république ou sérial Killer )
Le Chat Tigré
12 février 2005
Françis Mer le mou
Difficile de saisir l'intérêt et le but de ce livre-entretien publié par l'
ex-ministre
des finances, F.Mer. L'homme nous présente « des idées » pour faire
avancer la France, celui-ci veut de toute évidence alarmer sur l'
état
de la France et proposer ses solutions. Mais il ne réussit pas à sortir
du cadre devenu beaucoup trop banal. Son idée est simple : la France va mal, et donc il faut prendre des mesures.
Les raisons qu'il convoque pour défendre sa thèse sont classiques,
plates. La documentation n'est pas particulièrement fouillée. Et
surtout on peut regretter l'absence totale d'autocritique de la part de
l'ex-ministre qui n'a pourtant, semble t il, pas
fait l'unanimité.
Evincé du gouvernement par haine du secteur privé selon lui ; un peu
simple. Donc s'il faut trouver un intérêt, c'est le fait que F.Mer
trouve là l'occasion (enfin) d'expliquer son positionnement politique.
Il le fait d'ailleurs avec un certain brio puisqu'on comprend très
clairement qu'il est « libéral pragmatique », c'est à dire plutôt
libéral sur le plan économique et sur un certain nombre de points
politiques, mais il reste néanmoins dans un schéma de pensée
électoraliste en affirmant qu'on ne peut pas toujours appliquer
directement les mesures que l'on souhaite, et qu'il ne faut pas le
faire surtout s'il y a risque électoral. Il conclut en dégageant deux
grands enjeux pour la France de demain : la démographie, et le
réchauffement climatique. Pourquoi pas.
C'est donc un livre d'un
ministre qu'on a connu énergique, qui se finit certes par une très
bonne conclusion sur l'élitisme dans le système scolaire, mais qui dans
sa globalité reste beaucoup trop mou.
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Fiche réalisée en partenaria avec http://www.neo-liberalisme.com
03 janvier 2005
Thierry Desjardin : les 35 h et Une Vraie réforme fiscale de Jacques Bourdu
Thierry Desjardin fait le "vrai bilan des 35 heures"
http://www.neo-liberalisme.com nous en a fait une petite fiche pour notre site de livres : http://www.chatborgne.com/economie/show.php?article_id=316
Informations complémentaires mais dont tout le monde se fout : Thierry Desjardin posséde un chien de type gros machin des pyrénées. Ce gros machin en question a tendance à aboyer comme un enfant privé de son gouter, aprés tout visiteur pénétrant chez son maitre. Je le sais : il a faillit me bouffer. Notons que des portraits de la bête habilée en clows ( oui vous avez bien lu : en clown ! ) ornent les murs de l'écrivain. Par respect pour ce grand journaliste nous ne ferrons aucun commentaires sur ce dernier point.
http://www.neo-liberalisme.com a aussi lu : Une Vraie réforme fiscale 
J.Bourdu est polytechnicien, ancien chef d'entreprise, et il écrit là un réel programme politique libéral. En effet son livre est un ensemble de propositions visant à réformer la fiscalité française. Le note de lecture est ici : http://www.chatborgne.com/economie/show.php?article_id=315
Info suplémentaire et scoopesque : Ce bouquin est édité par l'association Contribuables Associés, ... quelque chose me dit que certains autres bloggeurs devraient le recevoir un jours prochain dans leur boite au lettre.
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