12 octobre 2005
Antisémitisme d'hier et d'aujourd'hui: à gauche toute!
| |
"La gauche, en France, ne devient pas antisémite. Elle le redevient." Tel est le constat d'Alexis Lacroix, journaliste aux pages "Débats" du Figaro. La premiere partie de ce petit livre est consacrée à l'antisémitisme new look qui touche la France depuis plusieurs années- l'extrême gauche dite altermondialiste en prend pour son grade (exemple de propos délirant, p. 62: "Israël est une sentinelle avancée de la colonisation libérale" c'est signé José Bové, le sous-Astérix du Larzac) M. Lacroix fait observer que "la haine anti-israélienne affichée par de larges secteurs de l'opinion européenne n'est pas une sanction ou une riposte à l'égard de Jérusalem, elle procède, bien au contraire, d'une condamnation sans appel de l'Etat juif comme tel." (p. 63) A juste titre, et ce "pour tenter l'archéologie de la présente judéophobie" (p. 79) l'auteur rappele également l'antisémitisme teinté d'anticapitalisme de Karl Marx (p. 78-92). La seconde partie nous propose un retour sur images, afin de réfuter la vision simpliste opposant une gauche unanimement dreyfusarde à une droite unanimement antidreyfusarde. Le journaliste remet tout particulièrement à sa place Jean Jaurès, qui, loin d'être "un saint patron du dreyfusisme" a écrit des phrases très dures sur les Juifs en général et sur Dreyfus en particulier, sous prétexte bien sûr de fustiger les vilains bourgeois et autres capitalistes; la lecture des pages 110 à 132 devrait faire grincer des dents les inconditionnels du fondateur de L'Humanité! Alexis Lacroix conclut en ces termes: "il revient désormais à la gauche d'écraser l'oeuf du serpent qui mûrit depuis trop longtemps en son sein. Elle le peut. Encore faut-t-il qu'elle le veuille." (p. 153) Frédéric CHATAIGNER. |
03 octobre 2005
Education nationale: pourquoi part-t-elle en quenouille?
| ||
Dire que l'Education nationale se porte mal relève de l'euphémisme; en fait, elle "n'oeuvre pas pour former et aiguiser l'esprit critique des élèves, mais, au contraire, pour les "formater" en fonction d'une idéologie du politiquement correct qui réduit à néant la véritable liberté de penser." (4e de couverture) Tel est le constat auquel a abouti Christine Champion, licenciée es lettres (philosophie) et ancienne documentaliste en collège. Elle n'hésite pas à s'attaquer à ce qu'elle estime être les racines du mal, à savoir l'influence néfaste des écrits de Jean-Jacques Rousseau (concernant l'ouvrage Emile: "Son message: protéger l'enfant de l'influence de la société qui corrompt l'homme, donc, de la civilisation, donc de la famille" p. 22) et de Jules Ferry (p. 49-56). Parmi les nombreuses questions abordées dans cette étude, on notera également une interessante analyse de la désinformation via l'enseignement de certaines matières: "les disciplines apparemment les plus innocentes peuvent être employées à la destruction de la famille, de la culture traditionnelle, des valeurs morales" (p. 144): l'éducation physique, les matières scientifiques, le français (ou règne la règle du "Laissons les enfants choisir leurs livres"; résultat: "des générations d'élèves du primaire n'ont lu que les aventures de Tomtom et Nana (...) qui mettent systématiquement en scène des parents décevants" p.149) sans oublier l'histoire (p. 153- 156), matière ou l'Education nationale donne libre cours à son manichéisme- notamment lorsqu'elle traite du Moyen-Age et de la monarchie en France. Bref, une lecture fort instructive pour toux ceux et celles qui s'interrogent sur l'avenir d'une des principales institutions de notre pays. Frédéric CHATAIGNER. |
24 septembre 2005
La vérité est ailleurs, qu'ils disent...
| ||
Frédéric CHATAIGNER. Ecrivain
et journaliste, Frédéric Charpier s'est fait connaître par ses enquêtes
sur la Police Judiciaire et les extrêmes- droite et gauche- de
l'échiquier politique français. Dans son nouveau livre, il s'attaque au
conspirationnisme, cette "falsification permanente de la réalité" qui
"échafaude des complots imaginaires et suggère des solutions simples à
des problèmes complexes qui échappent à l'entendement." (extrait du
texte de service de presse) Le grand interêt de ce livre est qu'il ne se contente pas d'aborder des sujets bien connus- Les Protocoles des Sages de Sion,
les thèses de Thierry Meyssan sur le 11 septembre- il évoque aussi des
histoires aujourd'hui oubliées (p. 65: la théorie du complot maçonnique
pour expliquer la mort du prince impérial tué en 1879 par les Zoulous,
il fallait oser!) et consacre plusieurs chapitres au conspirationnisme
US, peu connu en France; les prétendus Rouletabille de l'affaire
Kennedy en prennent pour leur grade, et notamment Oliver Stone avec son
film JFK "qui a (...) la prétention d'écrire l'Histoire
alors qu'il ne fait que nous raconter des histoires" (p. 109) A
signaler aussi une interessante mise au point sur la polémique Da Vinci Code p. 193-205. Certes,
on ne saurait suivre l'auteur sur certains points; par exemple, on ne
peut mettre Staline et Mc Carthy sur le même plan (p.125), tous ceux
qui, Outre-Atlantique, sont hostiles à l'impôt sur le revenu et au
contrôle sur les armes à feu ne sont pas ipso facto des maniaques du complôt (p. 138). Cela dit, L'obsession du complôt
demeure une enquête de bonne tenue, bien documentée, et qu'il faudrait
faire lire à tous ceux et celles qui de bonne foi ou non s'imaginent le
monde comme un gigantesque théâtre de marionnettes où tout ne serait
que manipulation occulte... Frédéric Chataigner Voir aussi notre fiche sur Les nouveaux imposteurs d'Antoine Vitkine |
11 septembre 2005
Procès Chirac: la parole est à l'accusation
| ||
"Chirac en prison" "Chirac à la Santé" sont des slogans que l'on a souvent entendu, notamment avant l'élection présidentielle de 2002. Denis Jeambar ne propose certes pas d'envoyer ce cher Jacques au violon; non: il endosse la robe rouge de l'avocat général dans un procès imaginaire. En sept "attendus" (métaphore judiciaire, on l'aura compris) le directeur de la rédaction de L'Express dresse un réquisitoire implacable contre le président de la République, qualifié entre autres de "Pompée de sous-préfecture" (p.12) de "Mérovingien républicain" (p.15) Bien écrit, bien informé (Jeambar fait souvent référence aux deux biographies très documentées de Henri Deligny et de Philippe Madelin) ce pamphlet vise souvent juste- exemple p. 28: "Sa vie politique est passée par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel (...) On chercherait en vain chez Jacques Chirac une ligne de conduite, une conviction forte, animée et sincère." Ou lorsque l'auteur épingle le comportement de "l'accusé" sur la scène internationale, que ce soient ses positions outrancières sur la situation au Proche-Orient (sympathies pour des dictateurs tel que Saddam Hussein, soutien sans nuance à Arafat, refus de considérer le Hezbollah comme une organisation terroriste) ou le célèbre "style Chirac" concistant par exemple à répondre "mes couilles" (sic) à Margaret Thatcher lors d'un sommet européen parce qu'elle l'agaçait! (p.121) Anecdote bien moins connue que le fameux "What do you want, it is not a method" lancé à la police israélienne en 1996... (tant mieux pour Chirac soit dit en passant). Si il ne saurait être considéré comme l'équivalent de Mauriac sous De Gaulle de Jacques Laurent et L'honneur perdu de François Mitterrand de Jean-Edern Hallier, le petit livre de Denis Jeambar demeure un pamphlet de bonne tenue, que liront avec interêt ceux et celles qui ont une dent contre l'hôte de l'Elysée. En revanche, faut t-il l'offrir à ce dernier pour fêter sa sortie de l'hôpital du Val-de-Grâce? Pas sûr... Frédéric CHATAIGNER. |
09 août 2005
Le tabac, c'est tabou?
| ||
Voici un petit livre qui devrait en ravir plus d'un: dirigés par Marc Cohen- ancien collaborateur de Jean- Edern Hallier pour L'Idiot international et de Thierry Ardisson pour Interview (la première version d'Entrevue) huit auteurs (dont Cohen lui-même) poussent un magistral coup de gueule contre "la tabacophobie", "les croisés antitabac". Selon eux, "d'un bout à l'autre de la planète, le fumeur est, au mieux [considéré comme] un malade qu'il convient de soigner, au pire un délinquant qu'il s'agit de réprimer" (4e de couverture) Parmi les textes constituant ce recueil, nous avons notamment retenu la lettre de François Taillandier (p. 15-18) fustigant les "antifumeurs", avec une longue énumération de ceux et celles dont ils sont les ennemis (ça ratisse large, vous verrez) la contribution pleine d'humour de Philippe Muray (p. 19-45) évoquant un imaginaire Observatoire sur la fumophobie et réclamant des lois pour punir la discrimination anti-fumeurs (texte à prendre au second degré), et surtout le texte de Marc Cohen et de Bruno Maillé, avec cette lettre signée d'un professeur de lettres modernes réclamant la suppression de la tirade de Sganarelle sur le tabac qui ouvre le Dom Juan de Molière (p. 93-100) qualifiée de "texte insoutenable et inacceptable" (p.95) Et notre cher enseignant de proposer, entre autres, que l'on remplace le tabac par le chocolat dans les éditions destinées aux collégiens! (p.99) En somme, un recueil qui auprès d'un certain lectorat (les fumeurs qui se sentent persécutés, en premier lieu) fera un tabac... (sans calembour). Frédéric CHATAIGNER. Je précise que je suis non-fumeur; mes parents le sont, eux, et ont été victimes de discrimination anti-fumeurs lorsque le mois dernier, le gérant d'un hôtel de province leur a expliqué qu'il était interdit de fumer dans leur chambre... alors qu'un cendrier y avait été mis bien en évidence! Sans commentaire... |
03 mars 2005
Edouard Balladur la fin
Pour
E.Balladur, une double illusion est en train de mourir: celle de
l'homme universel, partout semblable à lui même, et celle de société
universelle à l'occidentale. C'est à dire que des civilisation très
anciennes comme la civilisation chinoise ou musulmane sont en train de
se relever et de contrebalancer la civilisation occidentale issue des
Lumières. C'est cela qui explique les problèmes d'intégration des
maghrébins en France ou de rejet des Etats Unis au moyen Orient. Pour
E.Balladur, les guerres n'ont pas été majoritairement provoquées par
les religions, mais les religions y ont toujours joué un rôle
important. Pour cela il dresse un portrait du monde sur fond
d'opposition nouvelle entre les religions, et s'applique à donner des
conseils pour y remédier : une mondialisation plus juste, une
super-institution internationale, une intégration des arabes en France
plus qu'une assimilation, ... Mais son idée fondamentale est que la
France doit prendre conscience de la fin de cette double illusion
jacobine pour jouer de nouveau un rôle moteur et créateur de
l'Histoire. Lecture faite par http://www.neo-liberalisme.com
Acheter avec Amazon.fr Acheter avec Chapitre.com
Relativisme Culturel, dénonciation du fait religieux, "mondialisation plus juste", super Etat, intégration, Edouard Balludur était donc le vrais candidat de la gauche en 1995. Cela promet si son disciple Nicolas Sarkozy gagne en 2007.
Commentaire du Chat Tigré
03 janvier 2005
Oriana Fallacci : La Force de la Raison
Des meurtriers, des terroristes, un célèbre cannibale japonais ont écrit leurs bouquins. On aurait pu penser qu’Oriana Fallaci était une des leurs puisque son éditeur a glissé dans chaque volume de « La Force de la Raison » un avertissement relatif au contenu de l’ouvrage. Effectivement, les Editions du Rocher précisent bien s’être toujours engagées pour « la liberté d’expression sous toutes ses formes » mais insistent sur la nécessité de « lire ce texte avec suffisamment de recul et de sens critique, … ». Diantre la dame aurait-elle réécrit une version des « 120 journées de Sodome » ou un nouveau guide du suicide réussi ? <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
Non, rien de tout cela, en réalité son livre commence comme une réponse à la campagne médiatique la visant et aux menaces de mort consécutifs à la publication en 2002 d’un opus précédent : « La Rage et l’Orgueil ». Car pour certains Oriana Fallaci est vraiment une criminelle, de celle que l’on peut exécuter à la suite d’une fatwa comme cela est arrivé récemment encore à Théo Van Gogh. Leur crime : une analyse non complaisante de l’Islam, de sa civilisation, de ses pratiques ainsi que de sa volonté hégémonique.
Mais cette fois Oriana va plus loin, elle parle de lâcheté de nos institutions européennes (voir la partie consacrée à Eurabia) et d’un véritable complot contre la civilisation occidentale et ses valeurs de liberté. Certes l’accusation est lourde mais elle n’est pas gratuite. Pestiférée pour l’élite du politiquement correct, elle brise le tabou de l’accusation d’islamophobie. Telle une prévenue qui contre-attaque, elle fournit de nombreuses pièces à convictions pour étayer son analyse, nous exposant par le détail comment, au nom de ce qu’elle nomme « Triple Alliance », les antimondialistes et une partie du clergé catholique ont troqué leur catéchisme révolutionnaire pour l’espoir de mettre à genoux les deux peuples au monde qu’ils haïssent le plus.
26 novembre 2004
Le rebelle ( Sarkozy ) et le roi ( Chirac )
Acheter avec amazon.fr
Acheter avec Chapitre.com
Voilà un livre bien écrit, clair, et accessible concernant le drame politique qui est en train de se produire, à savoir la lutte à mort entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy pour le pouvoir. Pour B.Gurrey la lutte a déjà commencé depuis bien longtemps, et elle prend la forme d'un combat médiéval entre un Jacques Chirac, monarque vieillissant et décadent, ayant quelques flèches à son arc mais voyant son carquois se vider dramatiquement, et un Nicolas Sarkozy jeune rebelle fougueux téméraire et prêt à tout, aimant le combat et l'action.
Malgré un penchant indéniable pour N.Sarkozy qui la pousse parfois à atténuer plus que nécessaire des traits désagréables (elle parle par exemple de « pragmatisme » face à ses positions multiples et changeantes selon le public au lieu de versatilité et d'électoralisme), l'auteur tente d'être le plus objective possible.
08 novembre 2004
Une petite haine par ce froid, c'est pas de trop
André Glucksmann, le discours de la Haine
Acheter avec Chapitre.com
Acheter avec amazon.fr
Manhattan, 11 septembre 2001... Madrid, 11 mars 2004... Beslan, 3 septembre 2004... pas de doute, c'est la Haine, avec un H majuscule, qui tient les rennes, c'est elle qui mène le bal. Tel est le sujet du nouvel essai du philosophe André Glucksmann.
Plusieurs sujets sont abordés dans ce livre, parmi lesquels:
-la guerre en Tchétchénie: l'auteur livre un récit saisissant de la prise d'otages de Beslan- ce qui ne l'empêche guère de qualifier Poutine de "pompier pyromane"; nous retrouvons ici l'engagement bien connu de Glucksmann, qui condamne aussi bien les terroristes tchétchènes que l'hôte du Kremlin
-l'antisémitisme camouflé en antisionisme, qui fait l'objet du chapitre 3 (p.72-119); est épinglée ici la façon très particulière dont est traité le conflit israélo-palestinien, faite d'indignation sélective- les attentats-suicides palestiniens considérés avec indulgence, un Juif ne pouvant être totalement innocent- et de généralisations abusives- un sondage mettant Israël en tête (59 %) des états dangereux pour la paix dans le monde, cela en dit long!
-l'antiaméricanisme fait lui aussi l'objet d'un chapitre- le quatrième- l'auteur considère que "la haine de l'Amérique est une haine de soi. Elle s'inquiète d'un semblable qui régresse dans le passé, elle s'horrifie d'un frère contrefait, elle s'angoisse de tomber nez à nez sa propre caricature." (p.143)
-plus inattendu, le philosophe s'étend également sur ce qu'on pourrait appeler l'antiféminisme, ou la feminophobie (on nous excusera ce néologisme) qui irait de pair avec la haine de l'Occident: "la nudité, la sexualité, l'égalité des hommes et des femmes, sont autant de cadeaux empoisonnés dont l'Ouest, dans sa grande perversion, se sert pour chambouler les âmes et les corps qu'il colonise et asservit." (p.168)
Ce ne sont là que quelques uns des sujets passés au crible par André Glucksmann dans cet essai aussi percutant que féroce, qui, en dépit de quelques longueurs ( par exemple les références à des récits et des personnages de la Grèce antique; pour le néophyte, cela est parfois dur à suivre ) trouvera sans difficulté aucune son lectorat.
F.C
30 octobre 2004
Le Guignol et le Magistrat de Bruno Gaccio, Philippe Bilger
Acheter avec amazon.fr
Acheter avec Chapitre.com
Sortir un livre de plage au mois de septembre c'est gonflé. Pendant 353 pages Bruno Gaccio et Philippe Bilger nous infligent une longue discussion sur leur facon respective de concevoir la Liberté d'Expression.
Le premier, Bruno Gaccio est l'un des fondateurs des Guignols de l'Info de Canal+, le second est un avocat général médiatique "réac" ayant souvent requis dans des affaires de presse.
Pour ceux s'interéssant aux Guignols le document peut être utile, on comprend un peu mieux certains sketchs. On notera pour la fine bouche qu'a 20 ans Bruno Gaccio avait pour devise une phrase de Proudhon : " Le plus haut degré d'ordre dans la société s'exprime par le plus haut degré de la liberté individuelle, en un mot l'anarchie" et puis il s'est rendu compte que c'était la définition du libéralisme, alors il a changé.
Dans ce bouquin d'entretiens on parle beaucoup de race, racisme, juifs, anti-sémite, islam, etc ... Certains seront peut-être etonnés des propos très durs d'un Gaccio pour Ben Laden: "On devrait lancer un appel pour tuer Ben Laden" , dommage qu'il ajoute plus loin " Ben Laden, on peut l'identifier comme étant le mal absolu [...], mais on pourrait aussi dire que George Busn n'en est pas loin".
Bref un livre dont on peut faire l'acquisition si:
1-On est passionné par le thème de la Liberté d'expression, on trouvera ici quelques affaires récentes sur dans ce domaine.
2-On regarde les Guignols et l'on aimera savoir ce que pense réellement son scénariste vedette
Mais on peut aussi s'en passer car :
1-C'est beaucoup trop long pour ce qu'ils ont à dire.
2-Pour une réflexion cohérente et un historique de cette notion on ira voir ailleurs. ( A ce propos si quelqu'un connait un bon livre sur la liberté d'expression n'hésitez pas ..)
Lire la fiche complête sur Chatborgne.com

