17 juin 2009
Cas de divorce

"Tous des pourris", "Les politicards ce sont tous les mêmes"... Voilà le genre de remarque que l'on peut entendre parfois lors de dîners entre amis (souvenons-nous du sketch des Inconnus sur le réveillon du Nouvel An !), devant la machine à café, ou au comptoir d'un PMU. Tout cela n'est pas bien grave, dira-t-on. Et pourtant !
Observateur attentif, le journaliste Dominique Dutilloy livre dans cet ouvrage une analyse documentée de ce qu'il appelle un "divorce sans consentement mutuel". Un divorce entre le peuple français, inquiet devant les moults problèmes auquel il est confronté (chômage, situation économique, insécurité, élargissement de l'Europe, etc.) et un Landerneau politique qui semble peiner pour répondre à ses attentes. Une rupture marquée par trois coups de tonnerre, trois "gifles électorales" : celles du PS aux Présidentielles (21 avril 2002), de l'UMP aux Régionales (27 mars 2004), et du "Oui" au référendum sur le projet de Constitution européenne (29 mai 2005).
Le mérite du journaliste est qu'il ne fait nullement preuve de parti pris ou de manichéisme. Pas de discours du genre Calimero - "Les électeurs nous ont laché, c'est trop injuste !" - ou démagogique - "Tous pourris". Nos dirigeants ont un sérieux problème, estime-t-il : ils ont du mal à "communiquer". Incapacité du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin à expliquer "le bien-fondé de [la] réforme des retraites" au printemps 2003 (p. 37), ou de la classe politique en général à expliquer "très précisément les tenants et aboutissants des 471 articles du projet constitutionnel européen" au printemps 2005 (p. 73), à dire vrai les exemples ne manquent pas ! Mais l'auteur brocarde aussi les syndicats tels que FO ou la CGT qui n'hésitent pas à déclencher des grèves "avant tout préalable ou toute négociation", voire sans motif valable - les grèves à la RATP et à la SNCF en mai-juin 2003 alors qui ni traminots ni cheminots n'étaient concernés par la réforme des retraites (p. 37) - ou les patrons qui, au nom de la rentabilité, déclenchent des "plans sociaux drastiques" (p. 69). Manifestement, pour Dominique Dutilloy, si divorce il y a, c'est aux torts partagés.
En outre, certaines remarques de cet essai ne manquent pas de pertinence, notamment quand l'auteur réclame une véritable prise en compte des votes blancs ou nuls - des suffrages exprimés à part entière - par les instituts de sondage, qui éviterait ainsi une analyse faussée des élections (p. 15 et 67). On peut estimer en effet qu'ils mériteraient d'être pris en considération, car, plus encore peut-être que le vote pour des partis situés aux extrêmes de l'échiquier politique, ils expriment le vote protestataire par excellence.
Bien sûr, je ne partage pas forcément toutes les observations de l'auteur. A titre d'exemple, M. Dutilloy voit d'un oeil plutôt sympathique la mobilisation d'une majorité de Français derrière Jacques Chirac lors de la querelle franco-américaine concernant l'Irak (p. 35). Cette éphémère "Union sacrée" qui allait céder la place aux habituels conflits politiques et sociaux qui animent notre pays... Ceux et celles qui ont lu mon analyse du camp de l'Antiguerre et de ses dérives dans mon premier livre France Intox (aujourd'hui épuisé) se douteront bien que je ne le suivrai pas sur ce point.
Ceci étant posé, je recommande la lecture de cet ouvrage, qui intéressera ceux qui souhaitent en savoir plus sur la relation tumultueuse entre l'électorat français et la classe politique qui a pour mission de la représenter.
Frédéric Valandré.
Pour se procurer le livre : consulter le site des éditions Veevre.
11 avril 2009
Petite histoire d'un syndicat étudiant de droite
Durant mes douze années d'études en histoire, ce qui m'avait passablement agaçé, c'est la sinistre odeur de faisandé idéologique qui régnait à l'université : apologie du multiculturalisme, immigrationnisme, homophilie, et j'en passe... Chez pas mal d'étudiants bien sûr, mais aussi chez bon nombre d'enseignants, hélas !
Fort heureusement, il existe un syndicat qui, lui, ne joue pas les sirènes rotatives de ce prêt-à-penser : l'UNI (Union Nationale Interuniversitaire), dont je fus membre, et pour laquelle j'ai tracté il y a six ans de cela. Membre fondateur dudit syndicat et professeur émérite à la Sorbonne, Jacques Rougeot a décidé de "faire revivre l'aventure de l'UNI de l'intérieur [...] et faire ressortir certaines constantes remarquables qui aident à mieux préciser la nature même de [ce] mouvement" (p. 9-10).
Bien sûr, l'auteur ne manque pas de rappeler les circonstances de l'apparition de l'UNI dans le climat explosif de la fin des années 1960 : en effet, le syndicat été crée le 12 février 1969 pour faire face à la chienlit gauchiste qui menaçait le monde universitaire, et ce, après consultation du général de Gaulle et avec le soutien de son bras droit Jacques Foccart (p. 26). Il rappelle aussi les grands principes du mouvement : primauté de la personne, liberté et responsabilité, cohésion sociale et nationale (p. 39-42).
Mais la partie la plus intéressante de ce petit livre est incontestablement la deuxième (p. 43-92), où Jacques Rougeot relate un certain nombre des grandes campagnes de l'UNI (lutte pour l'école libre, contre le communisme, le communautarisme, le PACS, etc.) en reproduisant plusieurs de leurs très belles affiches. J'avoue avoir un faible pour celle qui est reproduite page 65, qui représente un Che fantomatique aux doigts de squelette, intitulée "Stop ! Au fascisme rouge au Nicaragua". C'est sûr, cette illustration n'a pas dû plaire aux naïfs et autres irresponsables vénèrant cet assassin qui patauge dans le sang jusqu'au béret. Dans cette partie, l'auteur a également le mérite de rappeler le rôle de l'UNI dans la campagne de Jacques Chirac aux présidentielles de 1995, via la distribution de millions de pommes (p. 83-84). Je ne suis plus chiraquien depuis belle lurette, mais il était bon de rappeler que Les Guignols de l'Info ("Mangez des Pommes !") ne furent pas les seuls à contribuer à la victoire de l'ancien maire de Paris cette année-là.
Au final, UNI 40 ans de combat 40 affiches constitue une sympathique piqure de rappel pour ceux et celles qui ont été ou qui sont toujours membres du "syndicat étudiant de droite", et un bon moyen de le découvrir pour les lecteurs qui ne le connaissent pas. En revanche, je n'irai pas conseiller ce livre aux minables qui, dans ma fac, arrachaient les affiches et autocollants de l'UNI, qualifiaient le mouvement de pétainiste, traitaient Sarkozy de "facho" et comparaient Chirac à Hitler (véridique !). Laissons-les macérer dans leur fange idéologique, c'est là que se trouve leur place...
Pour se procurer le livre (10 euros + 1,5 euros de frais de port) : consulter le site de l'UNI.
Frédéric Valandré.
PS : A cette petite note de lecture, j'ajouterai que l'UNI a aussi eu une riche activité éditoriale, proposant de nombreux petits livres sur les différentes formes de subversion menaçant la France. C'est la maison d'édition du syndicat qui a notamment fait paraître en 1989 un livre du magistrat Raoul Béteille : Antijustice. Un essai qui m'a en partie inspiré pour la rédaction de mon livre Justice : mise en examen.
PS (bis) : à tous les lecteurs et lectrices du blog, un bon week-end de Pâques !
29 octobre 2007
Houdna Le Millière nouveau est arrivé
Il y a quelques temps déjà, au cours d'une de nos traditionnelles pauses "café" (à laquelles se joignaient parfois quelques amies de gauche... les pauvres !) à la bibliothèque où il travaille, mon ami libertarien Joseph B. m'avait signalé que Guy Millière souhaitait publier un ouvrage sur le conflit israélo-arabe. Eh bien, c'est désormais chose faite : Houdna ("trêve" en arabe) vient de paraître aux éditions Underbahn, le 23 octobre dernier pour être précis.
Le livre est d'abord un coup de gueule virulent contre l'antisémitisme d'hier et d'aujourd'hui, et fortement teinté de passages autobiographiques. A titre d'exemple, Guy Millière nous explique avoir entendu pour la première fois des plaisanteries antisémites à la fin des années 50, alors qu'"[Il n'avait] pas dix ans" (p. 46); ailleurs, il nous rapporte les propos violemment anti-israéliens que lui ont tenu certaines personnes (qui ne sont pas nommément citées); exemple : un employé haut placé du Ministère des Affaires étrangères qui lui a affirmé qu'Israël est "une erreur grave", une erreur de l'histoire (p. 72).
En lisant celà, c'est bien simple, on a envie de crier: "Des noms ! Des noms !" Mais l'ouvrage est aussi l'occasion pour son auteur de citer des faits peu connus du public français, tel l'existence de ces tunnels reliant l'Egypte à la bande de Gaza qui "servaient à la contrebande d'armes et d'explosifs et à de nombreux autres glauques trafics" (p. 83). Il remet également les pendules à l'heure (1) concernant certains aspects du conflit israélo-arabe : la création du concept de "peuple palestinien" (p. 116), la corruption généralisée au sein de la clique qui entourait Arafat (qui, pour sa part, a détourné des milliards de dollars, voir pages 129-130).
Mais surtout, un rappel de très bonne facture sur l'apparition du mythe Arafat, qui ne fut rien d'autre que "Le résultat d'une entreprise de marketing lancée (...) par le KGB" (p. 109). En clair, ce cher Yasser a été mis sur orbite par l'Union soviétique dans un but bien précis : donner un aspect présentable à la lutte des pays arabes contre l'Etat hébreu. Pensez donc, l'aspect "guerillero anti-impérialiste" est tellement plus fédérateur que de dire crûment que l'on souhaite rayer Israël de la carte !
Naturellement, on peut ne pas rejoindre l'auteur dans certaines de ses observations (par exemple, mon point de vue sur la période 1940-1944 n'est pas exactement le même que le sien), mais une chose me semble certaine : Houdna plaira aux lecteurs habitués à la plume mordante et vivante de Guy Millière. Quant à ceux et celles qui ne connaissent pas encore ladite plume, je les invite à la découvrir. Félicitations à Guy Millière et tous mes voeux de réussite à Houdna. Frédéric Valandré.
(1) Remarquez, bien des Français ont dû remettre les pendules à l'heure ce week-end, vu que nous sommes passés à l'heure d'hiver. Pour acheter le livre : voir le site des éditions Underbahn.
09 septembre 2007
Lettre recommandée au facteur
Pour commander : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020659220/chatborgne-21
J’avoue avoir été surpris à la lecture de « lettre recommandée au facteur », ouvrage écrit par le fondateur de la LCR Henri Weber, dans lequel il analyse avec lucidité l’utopie meurtrière communiste et démonte les illusions relatives à l’efficacité d’une planification centralisée.
Cette leçon qu’il inflige à Olivier Besancenot, n’aurait pas été mieux administrée par un libertarien. Je n’hésite donc pas à vous en livrer un extrait :
" Les dogmes dont tu te réclames sont responsables de terribles désastres au XXième siècle. Partout où ils ont été appliqués, ils ont abouti non pas à l'émancipation des salariés mais à leur asservissement, non pas à l'abondance mais à la pénurie ; non pas à l'égalité mais à l'explosion des privilèges ; non pas à la liberté mais au pouvoir absolu du " chef génial " ; non pas à l'État de droit mais au règne de l'arbitraire et de la répression de masse ; non pas à la démocratie directe des conseils mais à la dictature totalitaire du Parti- État.
Il n'y a pas eu d'exception : cette évolution a eu lieu dans la Russie arriérée et isolée des années 1920 et 1930 aussi bien que dans la Tchécoslovaquie et l'Allemagne de l'Est développées des années 1950 et 1960. Elle s'est imposée en Chine, à Cuba, au Vietnam, à un moment où l'argument trotskiste classique de l'isolement de la Révolution, entraînant sa dégénérescence, ne pouvait plus avoir cours.
La raison de cette dérive totalitaire n'est pas à rechercher dans les circonstances, elle est inscrite dans le projet lui-même. En supprimant les libertés économiques : droits de propriété, liberté d'entreprendre, de gérer, d'échanger ; en marginalisant le marché au profit de la planification centrale, on prive les individus de toute autonomie à l'égard de l'État. Celui-ci peut non seulement les priver de leurs droits civils et politiques, il peut aussi leur couper les vivres. On crée ainsi les conditions de la domination totale. " …
« La vérité qui finit par s’imposer à tous, c’est que le mode de production bureaucratique, fondé sur la propriété collective des moyens de production et leur gestion centralisée par l’Etat, est inférieur à l’économie de marché et ne peut déboucher que sur la pénurie, la sous-productivité du travail, et des gaspillages pharaoniques. ».
Pour le reste Henri Weber réalise une authentique profession de foi sociale-démocrate et là, c’est moins bien. La gauche moderne est certes moins criminogène mais la faillite des modèles scandinaves devrait nous rappeler qu’efficacité rime avec liberté.
17 novembre 2006
La malédiction Matignon
Avant chaque élection présidentielle, les livres politiques envahissent les vitrines de nos librairies. On y parle de la vie secrète d'un candidat, on critique un parti, un bilan ou une orientation politique, etc.
De différents niveaux, les livres peuvent être destinés au grand public, à des militants ou à des spécialistes. C'est dans cette dernière catégorie que se situe le livre que nous venons de terminer : La malédiction Matignon. Écrit par deux journalistes (Bruno Dive et Françoise Fressoz), il a été publié en septembre dernier chez Plon.
Ce livre très dense veut démontrer que le poste de Premier ministre est le plus risqué des portefeuilles ministériels. On parle communément de "fusible du président".
Il ressort de ces 300 pages que le poste de Premier ministre empêche quiconque d'accéder à la fonction présidentielle. La faute à qui ? Aux Français râleurs ? Aux syndicats preneurs d'otages ? Aux premiers ministres incompétents? Au président qui se cache derrière son chef de gouvernement pour éviter les foudres de la rue ?
Les auteurs insistent davantage sur le rôle des institutions plutôt que sur celui des hommes, d'où le témoignage et les propositions d'anciens premiers ministres à la fin de l'ouvrage. Doit-on supprimer le poste de Premier ministre pour donner plus de pouvoirs au président ? Au contraire, doit-on donner plus de pouvoir au Premier ministre afin qu'il puisse être un vrai chef de gouvernement ? Néanmoins, ce livre regorge d'anecdotes et c'est parfois trop. Au bout de 150 pages, il devient difficile de retenir les faits et les dates ou les noms de personnes.
On peut aussi s'interroger : le Premier ministre semble être une "victime", c'est à se demander pourquoi tout le monde rêve de ce poste ?
Conclusion : un livre intéressant et argumenté pour les spécialistes de la chose politique. Pour les autres, on pourra s'abstenir.
Emmanuel D
21 septembre 2006
Contre la démagogie: le nouveau livre de Rachid Kaci
Après deux semaines de congés, j'ai repris mon job d'agent de surveillance le 16 septembre dernier; je ne suis pas revenu dans ma guérite les mains vides, puisque j'ai amené avec moi le dernier livre de Rachid Kaci, le sympathique co-fondateur de La Droite Libre.
Le titre indique clairement quelle est la cible: des partisans de la discrimination "positivement négative" (p. 101) à ceux et celles qui, consciemment ou non, veulent islamiser la France, en passant par les obsédés de l'autoflagellation historique, Rachid Kaci met le doigt là où ça fait mal.
On se désole avec lui du pouvoir de nuisance de groupes de pression pour qui refuser l'islamisme c'est faire preuve de racisme (n'est-ce pas messieurs du MRAP, voir p. 90-91). On se demande parfois si tout ce petit monde ne veut pas faire de la France ce cauchemar éveillé: "Imaginez le visage d'une France sous le voile, où vous et moi nous adresserions [...] à des cohortes de caissières, postières, cheminotes, fonctionnaires, réceptionnistes ou serveuses voilées à la saoudienne"(p. 29-30).
Le problème - et l'auteur fait bien de le souligner - c'est que en face, du coté de nos institutions, la résistance à ce terrorisme intellectuel est bien limitée. On lira avec intérêt le chapitre V consacré à l'affaire de l'imam de Vénissieux "exemplaire de notre faiblesse à l'égard des fondamentalistes" (p. 51) et le chapitre VII qui nous montre "une nation qui semble ne plus se respecter et met à profit toutes les occasions [...] pour se couvrir elle-même d'opprobre" (p. 78): souvenons-nous de la polémique sur l'esclavage et la colonisation, ou tous les "repentants" de France s'en sont donnés à coeur joie.
Et quand l'Etat semble réagir, il donne l'impression de louper la cible: la loi sur les signes ostentatoires qui, faute de désigner clairement l'ennemi (l'islamisme), devient un instrument antireligieux (et notamment antichrétien, voir p. 67-68) la discrimination positive, que l'auteur n'hésite pas à qualifier de "raciste" (p. 106).
Bref, un essai percutant, facile à lire, dans la lignée du premier livre de Rachid Kaci: La République des lâches, sorti à l'automne 2003 et qui avait beaucoup fait parler de lui (même L'Humanité l'a cité).
Frédéric VALANDRE.
20 avril 2006
Une France mal à droite
Il y a plusieurs années de celà, lorsque j'avais évoqué mes convictions politiques devant une de mes amies, celle-ci m'avait répliqué sur un ton grinçant: "Eh ben, personne n'est parfait".
Eh oui, pas évident d'être et de se dire de droite dans notre beau pays,que l'on soit une personnalité ou le commun des mortels; et Eric Brunet, journaliste à France 3 nous en apporte la confirmation dans cette enquête passionnante. En cinq chapitres alertes et faciles à lire ("Etre de droite..." dans l'Histoire, dans la culture, dans les médias, à l'école, au travail) l'auteur démontre le terrorisme intellectuel exercé par la gauche en France, une gauche qui "intégre, égalise, et coupe les têtes [vieux réflexe robespierriste!] qui sortent du rang." (p. 13) et surtout "rend la parole à ceux qui ne l'ont plus: des citoyens mis à l'écart parce qu'ils ne sont pas de gauche, ou parce qu'ils ne font pas semblant de l'être." (p. 14)
Je ne cacherai pas ici que ce sont les chapitres consacrés aux médias (p. 93-161) et à l'école (p. 163-217) qui ont ma préférence. Le témoignage de Roger Auque, journaliste et ancien otage au Liban, est tout à fait accablant concernant l'americanophobie et l'arabophilie qui règnent parmi ses collègues (p. 142-151); songeons donc que certains diplomates étrangers installés à Bagdad donnent le surnom de "Parti Baas reconstitué" aux journalistes français! (p. 144) Eh oui, cirer les rangers ensanglantés de Saddam et des terroristes semble être monnaie courante au sein du "Quatrième pouvoir".
Quant au chapitre "Etre de droite à l'école", il décrit à merveille la gangrène idéologique qui touche les milieux de l'enseignement, certes ce n'est pas une découverte mais cela dépasse tout ce que j'ai pu imaginer! On lira avec intérêt le témoignage émouvant et révoltant d'Anabelle (p. 214-217) étudiante de DESS mise en quarantaine par ses camarades et ses professeurs et sanctionnée aux examens (et ce malgré son assiduité au travail) à cause de ses opinions libérales! En lisant cela, j'ai tapé du point sur la table en me disant que certains ne méritent pas un CPE mais un CPF (Coup de Pied aux Fesses) ni plus ni moins!
En résumé, Etre de droite un tabou français est une lecture incontournable; tiens, je m'en vais offrir un exemplaire à quelques donzelles de ma fac qui pétitionnent pour les sans-papiers, les palestiniens, contre la guerre, le Sida, la pollution, le CPE, etc (rayez les mentions inutiles). Je rigole? Oui, je rigole...
Frédéric CHATAIGNER.
10 décembre 2005
La vérité sur Dieudonné alias "Dieudo"
Je
suis dans le train Paris-Strasbourg de 8h02, il pleut, trois japonaises
parlent fort et vite et moi je me demande si Dieudonné est antisémite ?
Le livre « La vérité sur Dieudonné », d'Anne-Sophie Mercier paru chez Plon en octobre m'apporte quelques réponses.
Dieudonné n'est pas antisémite il est « antisioniste »,
Il considére simplement que :
-Ces détracteurs sont des « négriers reconvertis dans la banque et la finance »
- « La vérole c'est le sionisme, parce que la puissance de feu de ce groupe à l'intérieur de la République est énorme »
-Nicolas Sarkozy est un « pantin du sionisme » qui est allé chercher « la bénédiction des sionistes new-yorkais » avant d'aller en Israël pour son premier voyage officiel.
- « Les Juifs, qui souhaitent (l)éradiquer de la scène artistique ont concoctés pour (lui) un projet de solution finale »
-Que les rabbins de Neturei Karta sont de « bons amis ». Ces allumés militent à travers le monde pour la destruction d'Israël
-qu'il a « vu la terre promise et (a) vomi »
- « le lobby juif déteste les noirs »
-que « quand (ils allaient) chez Drucker, il préférait Elie »
-qu'il a percé dans les médias au début parce qu'Elie Semoun était doté d'une plus grande apétance pour ce milieu
-Que Thierry Ardisson qui refuse dorénavant de l'invité s'est « couché devant les juifs »
- Que « devant Israël ils baissent tous plus ou moins leur froc »
- « Plus ils cassent Le Pen, plus les gens votent pour lui [...] ils sont en train de perdre leur pouvoir les sionistes »
- qu'il est « vraiment très intéressé » par Tariq Ramadan
- La chaîne du Hezbollah , Al-Manar TV a raison de pousser le débat sur qui à crée le Sida pour « anéantir le peuple noir d'Afrique ».
ETC ... ETC ...
Toutes ces fulgurantes pensées ne constituent pas séparement une preuve d'antisémitisme, mais leur accumulation ?
Le livre d'Anne Sophie Mercier fait plus que compiler les citations, la journaliste analyse le parcours de l'humoriste dans sa mutation vers l'homme politique. Celui qui tente de fédérer noirs et arabes en faisant des « sionistes » l'ennemie commun contre qui se construire.
Ce post sur « La Vérité sur Dieudonné » me donne l'occasion de rappeler la ligne de conduite du Chatborgne : la défense de la liberté d'expression. Pour tous, sans restrictions. Et que les censeurs commencent par me citer un exemple où la liberté d'expression aurait entrainé un recul des autres libertés.
Le Chat Tigré
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03 décembre 2005
Les Chroniques d'Ivan le Terrible enfin en librairie!
Chroniques d'une résistance par Ivan Rioufol Editions Du rocher Notre note: (4 / 5)Prix : 19.95 €
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Etat: Neuf
Date de parution de l'original: 17 nov 05
Date de parution de l'exemplaire: 17 nov 05
C'est un peu par hasard, il y a deux ans de celà, que j'ai découvert l'existence du bloc-notes hebdomadaire d'Ivan Rioufol dans Le Figaro; depuis, je me suis efforcé de n'en louper aucun, même lorsque je suis parti en vacances en Corse en avril dernier (lire le bloc-notes le vendredi en fin d'après-midi en rentrant de la plage, ça ne peut pas faire de mal!).
Aussi c'est avec une grande satisfaction que j'ai appris la publication sous la forme d'un livre de l'ensemble des bloc-notes des années 2003-2004. Que racontent-t-ils? L'auteur nous fournit la réponse dans sa préface: "la frivolité des élites déconnectées du peuple, l'aplomb de la gauche donneuse de leçons, la lacheté de la droite toujours prête à se renier, l'aveuglement des idéologues face aux évidences, le suivisme des journalistes soucieux de plaire à leurs confrères, les désastres d'une justice irresponsable, les démissions d'une Education nationale ayant renoncé à transmettre la culture" (p. 7)
Promesse tenue: Ivan Rioufol n'est pas de ceux qui hurlent avec les loups de la pensée unique- ça fait une sacrée meute entre nous- et je ne peux que le féciliter! Antiaméricanisme (qui, ces dernieres années se confond souvent avec l'antibushisme), montée de l'islamisme, dictature syndicale, lynchage médiatique de Dominique Baudis dans le cadre de l'affaire Alègre, persécutions du MRAP contre Louis Chagnon pour ses propos islamiquement incorrects: tels sont quelques-uns des sujets abordés avec talent par notre bloc-noteur préféré. Quel bonheur, par exemple, de le voir fustiger "la moutonnerie des médias" qui "critiquent la guerre contre l'Irak" en 2003, et "justifiaient celle contre la Serbie" en 1999 (p. 164). Eh oui, à l'époque, la majorité trouvait normal de "corriger" les "méchants" chrétiens Serbes "génocideurs" des "pauvres" musulmans albanais. Saddam, lui, il fallait le laisser en paix, n'est-ce pas, c'était un gentil dictateur laïc et moderniste! Et quand Ivan le Terrible (terrible, c'est un compliment ici) qualifie le MRAP de "pompier pyromane" (p. 221) et Michael Moore de "tyranneau démagogue" (p. 366) là encore je ne peux que souscrire à ses propos.
En fait, toute la force du journaliste est de rédiger des chroniques qui, mordantes sur la forme (voir les exemples cités plus haut) sont nuancées sur le fond; en effet, contrairement à ce qu'affirment ses détracteurs du journal Marianne, Ivan Rioufol n'est ni un "salaud", ni un "extrémiste" ni un "francophobe"! Américanophile? Certes, et il le revendique (p. 341) mais pas americanolâtre, il ne s'interdit pas de critiquer les actes et propos du 43 eme président des Etats-Unis lorsqu'il l'estime nécessaire, tout en restant vigilant sur la politique outrancièrement arabophile de nos gouvernants (qui agace Rioufol tout autant que moi).
Bien sûr, on peut ne pas suivre l'auteur sur certains points, ne pas partager certaines de ses opinions. Simples détails: Chroniques d'une résistance est à mes yeux une lecture indispensable pour tous les mal-pensants de France et de Navarre. Qu'on se le dise!
Frédéric CHATAIGNER.
01 décembre 2005
Journal d'une institurice clandestine de Rachel Boutonnet
(Version livre de poche) Il est difficile pour un profane de porter un jugement sur les méthodes de travail de l’éducation nationale.
Pour autant, on ne peut rester insensible quand Rachel Boutonnet nous livre son expérience, celle d’une jeune femme qui n’adhère pas aux nouvelles méthodes d’enseignement imposées par les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres).
Le constat est hallucinant à plusieurs titres. D’abord, parce que les formations de ces futurs professeurs ne semblent être qu’un fatras de thèses socio-psychologiques dénuées de tout objectif pratique. Ensuite, parce que tout stagiaire est cloué au pilori s’il ose remettre en question les « vérités » enseignées par l’éducation nationale. Enfin et surtout, parce que l’idéologie post-soixante-huitarde, celle de l’enfant-roi, celle de « il est interdit d’interdire » ou celle de la condamnation de l’autorité, conduit à l’instauration de principes d’enseignement aberrants. Morceaux choisis :
« Les enfants n’ont pas besoin de votre savoir pour construire le leur. A la rigueur, moins vous en savez, mieux c’est » ; « L’école n’est plus là pour transmettre des savoirs, mais pour structurer le sujet » ; « Attention donc à ne pas apporter de savoirs, puisque quand on dit quelque chose à un enfant, ça ne sert à rien » ; « Attention à ne pas le traumatiser avec des notes ou des sanctions, demandez-lui de s’évaluer lui-même » ; « les normes de la langue sont déterminées à partir de la classe dirigeante […] En banlieue, on ne parle pas ainsi. Pourquoi imposer à ses habitants un langue qui n’est pas la leur ? » ; « L’orthographe, ce n’est pas grave ».
Espérons que les futurs professeurs des écoles pourront se distancier de cette propagande afin que nos enfants sachent au moins lire et écrire …
Ryan de Libre Information
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