26 avril 2008
Sans arme, ni haine, ni violence, mais si Rouve en parle
Sans arme, ni haine, ni violence Un film de Jean-Paul Rouve (2008)
Cris d'orfraie, indignation : le réalisateur et acteur du film sur le voleur Albert Spaggiari aurait gommé l'aspect politique du personnage. Certains abrutis vont même s'indigner que l'on puisse faire un film sans diaboliser un tel personnage.
Mais pas du tout ! Même si ce n'est pas le sujet central du film - et on voit mal pourquoi ça le serait - Spaggiari-Rouve est un militant nationaliste assumé.
Entre autres anecdotes du film: célébration du solstice d'été, groupe de copains d'Indochine qui viennent en renfort, phrase du type "il est de notre bord", rejet des journalistes gauchistes, discours pro-colonisation et anti-communiste sur le Vietnam, camaraderie avec des militaires sud-américains et surtout... amitié supposée avec Alain Delon (je plaisante, merci de ne pas me faire un procès).
La qualité du film ? J'ai trouvé ça regardable, sans être exceptionnel. Du suspense, des rebondissements, le personnage est bien campé, on s'y attache.
La tension dramatique n'est peut-être pas toujours bien dosée : la réussite du casse est montrée de façon quasi anecdotique, c'est volontaire de la part du réalisateur, mais cela me semble être une mauvaise idée, et le spectateur que je suis en est frustré.
Un documentaire sur Spaggiari passé il y a quelques années sur France 3 m'avait nettement plus enthousiasmé.
Le Chat Tigré
PS :Vidéo qui circule sur le sujet : Rouve et l'autre acteur du film sur le plateau de Fogiel avec un ancien copain OAS de Spaggiari.
Film sur Spaggiari - Maurice Rollet chez Fogiel
envoyé par Stockshot-One
09 février 2008
Death Sentence de James Wan, morale à coups de marteau
Vu dans l'avion le film Death Sentence de James Wan, sortie française 16 janvier 2008.
Bien loin de l'esprit du film "Un justicier dans la ville" de Michael Winner avec Charles Branson,
l'autojustice est présentée ici comme étant la pire des solutions, l'action d'un esprit égaré et fanatique.
J'ai peut-être été victime du décalage horaire, mais j'ai eu l'impression d'etre gavé de messages politiques tous aussi lourdingues les uns que les autres en visionnant cette oeuvre.
En résumé :
Le fils d'un cadre important d'une compagnie d'assurances se fait égorger par un gang cherchant une victime au hasard
(comme une hôtesse de l'air un 11 septembre en somme).
Le père, un américain propre sur lui interprété par Kevin Bacon, décide de se venger. Il va buter les membres du gang "à l'ancienne", avec couteau + tabassage préalable (Comme l'armée américaine qui débarque et bombarde des pays style Irak et Afghanistan, ouvre des centres d'interrogatoires secrets, etc...).
Résultat : les terroristes qui sont très méchants vont à leur tour se venger.
[Spoiler]
La police met pourtant en garde le père :
- "Police : Si vous démarrez une guerre vous ne savez pas où ça s'arrête.
- Père : Ouais, mais ils ont tué mon fils quand même.
- Police : Dans une guerre les deux parties pensent avoir raison c'est pour ça que ça ne s'arrête jamais"
Le père s'entête, donc c'est le carnage, le gang bute la femme et le fils du gars, le gars se venge à son tour... etc.
A la fin le père se rase la tête à l'instar des membres du gang, le chef des méchants lui faisant alors subtilement remarquer, au cas où le spectateur soit vraiment trop con pour comprendre le visuel : "tu t'es vu ? tu deviens l'un des nôtres" ( "Bonjour je suis scénariste, auriez-vous un peu de subtilité s'il vous plaît je suis cruellement en manque").
Là je donne une interprétation post-11 septembre du film, mais on peut le voir aussi comme un film sur le pré-11 septembre :
les USA sont méchants avec les terroristes-arabes-musulmans, ils se vengent le 11 septembre (butage de la famille du père), les Américains se revengent avec la guerre contre le terrorisme, etc ... c'est le chaos et tout le monde en prend plein la tronche (Irak).
Pour finir, je pose la question : qu'est censée représenter la police dans cette pesante métaphore ? L'ONU ?! ... Débile ... risible ... passez votre chemin.
Le Chat Tigré.
PS : pour la bonne bouche, blog d'un mec incapable de comprendre un film pourtant aussi clair : il voudrait sans doute que le réalisateur écrive en gros sur l'écran "Les Américains sont méchants et stupides, à bas l'impérialisme et vivre les peuples opprimés "
25 mai 2006
X-men, l'affrontement final entre le surhomme et le pop-corn
Le surhomme, prochaine étape de l'évolution de l'espèce humaine, met des costumes ridicules et fait le malin devant la caméra. "X-men 3, l'affrontement final" en est la démonstration.
Le scénario est un peu flou : en gros le gouvernement a trouvé un moyen de « « soigner » les mutants, c'est à dire les priver de leurs pouvoirs; parallèlement à cela l'une des héroïnes, censée être morte au précédent épisode, revient en version déesse ultrapuissante et incontrôlable.
Film d'un intérêt moyen qui soulève de par son thème des questions pertinentes. Pourquoi l'idée d'un homme supérieur en qualité physique et mentale ne redeviendrait-elle pas un espoir enthousiasmant ? Est-on
obligé de l'imaginer sous la version folle et totalitaire de grands blonds mangeurs choucroute et lecteurs de Goethe ? Pourquoi pas plutot une sympathique jeune femme aux yeux blancs et à la peau noire capable d'influencer les ondes électromagnétiques autour d'elle ? En un mot, les « mutants-surhommes » ne peuvent-ils pas être du coté des gentils, recevoir une éducation humaniste, et pourquoi pas constituer notre avenir.
Si vous voullez continuer à lire ce genre de chose qui vous fait habituellement considérer comme un fou, ou
un lecteur de Comics attardé, je vous conseil trois livres : « L'homme cet Inconnu » d'Alexis Carrel, pour redécouvrir qu'il n'y a pas de raison pour que l'espèce humaine ne soit pas améliorée comme les autres, « Le matin des magiciens » de Bergier et Pauwel pour croire que la réalité peut se confondre avec le fantastique, et enfin « La Vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie Gripotard » de Pierre Gripari pour s'amuser avec ce sur-homme aux deux chromosomes YY.
Je viens de me rendre compte que je viens de vous recommander 3 auteurs considérés comme d'horribles représentants de la droite la plus droitière. Toutes mes excuses.
Pour acheter les livres en questions :
Alexis Carrel : "l'homme cet inconnu"
"Le matin des magiciens" de Louis Pauwels, Jacques Bergier
" La Vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie Gripotard" de Pierre Gripari
Les DVD des précédents X-men
17 mai 2006
Da Vinci Code : Tautou plus fort que Jésus
(Spoiler = je raconte la fin du film Da Vinci Code)
Une des astuces des scénaristes est de laisser croire a ses spectateurs qu'ils sont intelligents. Cela marche très bien avec les crétins incultes, mais parfois aussi avec l'intellectuel.
Da Vinci Code, le film, tiré du roman du même nom de Dan Brown nous fait le coup. Ron Howard, brillant réalisateur d'Appolo 13, suggère lourdement dès la première demi-heure du film qu'Audrey Tautou est la descendante du Christ, par l'intermédiaire de la femme de ce dernier, Marie-Madeleine. Pourtant, il faudra attendre les 20 dernières minutes pour que Tom Hanks en fasse la révélation, tatatam, "tu n'es autre que la petite-petite-petite-fille de Jésus ma grande" - "Mince les bras m'en tombent".
Sur le reste rien à dire, fatras de théories esotérico-complotistes. Utilisation de la crédulité d'une partie du public. Réécriture de l'histoire à base d'Opus Dei fascisto-catholico-assassin.
Bref du gros foutage de gueule du spectateur-lecteur, avec la perspective de devoir supporter la conversation des niais qui me diront que "ça fait réfléchir tout de même", ou "que l'on apprend des choses". Et "Mon curé chez les Nudistes " c'est une forme d'introduction à la Théologie peut-être ?


