27 avril 2009
Je suis d’ailleurs
Les nouvelles de Lovecraft parues sous ce titre ne sont pas ses plus originales ni ses plus horrifiques. Elles demeurent cependant plaisantes à lire, même si le dénouement de chacune d’entres elle n’est pas si surprenant.
Non, ce qui compte ici c’est le style narratif, l’ambiance créée à coups de superlatifs, les sentiments et émotions des personnages oscillant aux portes de la folie. La trame se répète au fil des nouvelles, il vaut mieux ne pas les enchaîner, faute de quoi elles finissent par se mélanger.
Rien de très politique dans ce livre, si ce n’est le thème redondant de la dégénérescence humaine. En effet, les monstres humains sont souvent affligés de tares génétiques dues à des mésalliances qui les ont plongées dans la sauvagerie. La frontière entre l’homme et la bête n’est pas déterminée, et la faute de l’ancêtre se répercute sur toute sa postérité.
Lovecraft épouse là, peu ou prou, certaines thèses racialistes sur la pureté en vogue au début du 20ème siècle, une thématique qui évolue aujourd’hui tout aussi connement avec la pureté du sauvage contre la dégénérescence de la civilisation.
Bon on achète pour lire dans la bagnole à l’heure du déjeuner, entre deux big macs : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070421201/chatborgne-21
Xavier Prégentil
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