Le blog du chatborgne / blog de livres

Les livres qui font Miaou dans l'actualité. Beaucoup de politique, un peu d'islamisme, de la culture et surtout de la Liberté et des livres.

29 octobre 2007

Houdna Le Millière nouveau est arrivé

Houdna Il y a quelques temps déjà, au cours d'une de nos traditionnelles pauses "café" (à laquelles se joignaient parfois quelques amies de gauche... les pauvres !) à la bibliothèque où il travaille, mon ami libertarien Joseph B. m'avait signalé que Guy Millière souhaitait publier un ouvrage sur le conflit israélo-arabe. Eh bien, c'est désormais chose faite : Houdna ("trêve" en arabe) vient de paraître aux éditions Underbahn, le 23 octobre dernier pour être précis.

Le livre est d'abord un  coup de gueule virulent contre l'antisémitisme d'hier et d'aujourd'hui, et fortement teinté de passages autobiographiques. A titre d'exemple, Guy Millière nous explique avoir entendu pour la première fois des plaisanteries antisémites à la fin des années 50, alors qu'"[Il n'avait] pas dix ans" (p. 46); ailleurs, il nous rapporte les propos violemment anti-israéliens que lui ont tenu certaines personnes (qui ne sont pas nommément citées); exemple : un employé haut placé du Ministère des Affaires étrangères qui lui a affirmé qu'Israël est "une erreur grave", une erreur de l'histoire (p. 72).

En lisant celà, c'est bien simple, on a envie de crier: "Des noms ! Des noms !" Mais l'ouvrage est aussi l'occasion pour son auteur de citer des faits peu connus du public français, tel l'existence de ces tunnels reliant l'Egypte à la bande de Gaza qui "servaient à la contrebande d'armes et d'explosifs et à de nombreux autres glauques trafics" (p. 83). Il remet également les pendules à l'heure (1) concernant certains aspects du conflit israélo-arabe : la création du concept de "peuple palestinien" (p. 116), la corruption généralisée au sein de la clique qui entourait Arafat (qui, pour sa part, a détourné des milliards de dollars, voir pages 129-130).

Mais surtout, un rappel de très bonne facture sur l'apparition du mythe Arafat, qui ne fut rien d'autre que "Le résultat d'une entreprise de marketing lancée (...) par le KGB" (p. 109). En clair, ce cher Yasser a été mis sur orbite par l'Union soviétique dans un but bien précis : donner un aspect présentable à la lutte des pays arabes contre l'Etat hébreu. Pensez donc, l'aspect "guerillero anti-impérialiste" est tellement plus fédérateur que de dire crûment que l'on souhaite rayer Israël de la carte !

Naturellement, on peut ne pas rejoindre l'auteur dans certaines de ses observations (par exemple, mon point de vue sur la période 1940-1944 n'est pas exactement le même que le sien), mais une chose me semble certaine : Houdna plaira aux lecteurs habitués à la plume mordante et vivante de Guy Millière. Quant à ceux et celles qui ne connaissent pas encore ladite plume, je les invite à la découvrir. Félicitations à Guy Millière et tous mes voeux de réussite à Houdna. Frédéric Valandré.

(1) Remarquez, bien des Français ont dû remettre les pendules à l'heure ce week-end, vu que nous sommes passés à l'heure d'hiver. Pour acheter le livre : voir le site des éditions Underbahn.

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14 octobre 2007

Quelques "broutilles remarques" sur l'affaire Agnès Le Roux

Révélations: Entretiens avec Madame Renée Le Roux réalisés à Paris, Nice et Monte-Carlo en 1997, 1998 et 1999

Le verdict est tombé jeudi dernier : Maurice Agnelet, ancien avocat, ancien membre de la Ligue des Droits de l'Homme, ancien franc-maçon et surtout ancien amant d'Agnès Le Roux, la riche héritière du casino du Palais de la Méditerranée (Nice), disparue depuis la Toussaint 1977, a été condamné pour l'assassinat de cette dernière à vingt ans de prison par la cour d'assises d'appel d'Aix-en-Provence, bien que le corps de la jeune femme n'ait jamais été retrouvé. Contrairement au premier procès, qui s'était achevé par un acquittement, la logique qui consiste à dire "pas de cadavre, pas de preuve" n'a pas fonctionné cette fois-ci. Pour ma part, je me garderai bien de commenter le verdict, même si j'avoue n'avoir aucune sympathie pour Agnelet, triste individu s'il en est. J'attends surtout avec un tantinet d'impatience les réactions de certaines personnes.

Car il serait bon de rappeler que la réforme instituant l’appel en cour d’assises (appliqué à partir du 1er janvier 2001, en vertu de l’article 81 de la loi Guigou sur la présomption d’innocence du 15 juin 2000) a été  l’aboutissement d’une campagne menée par les habituels porte-flingues de la subversion antijudiciaire, après la condamnation du jardinier marocain Omar Raddad pour le meurtre de sa patronne Ghislaine Marchal le 2 février 1994. Soyons clairs : ladite réforme donnait la facheuse impression de se soucier davantage du sort des accusés que de celui des victimes. Mais la loi du 4 mars 2002 l'a complété en permettant à l'accusation de faire appel d'un arrêt d'acquittement, ce qui a dû faire grincer quelques dents chez nos bonnes âmes !

Bref, quand on se penche sur le cas Agnelet, on constate que cette réforme (que Me Paul Lombard qualifiait naguère de "plus belle réforme judiciaire de l’après-guerre avec l’abolition de la peine de mort") peut avoir des conséquences que ceux qui la réclamaient à cor et à cri n'avaient ni prévues, ni souhaitées. Les "chevaliers" de la "croisade" antipénale qui se piègent eux-mêmes, vais-je m'en plaindre ? Franchement non.

Frédéric Valandré.

PS : Pour ceux que l'affaire Agnès Le Roux intéresse, le magazine Secrets d'actualité diffusé ce soir sur M6 à 23H00 y est consacré. Le livre dont la couverture illustre cet article a été écrit par la mère de la disparue, en collaboration avec Alain Roullier.

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09 octobre 2007

Cosmos Incorparated

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J’ai eu du mal avec ce Dantec là, faute de m’être mis à la lecture de l’ensemble des ouvrages auxquels il fait référence tout au long de ses livres. Mais une chose est sûre, la compréhension de cette œuvre est du domaine du religieux et le personnage principal, Plotkine, se croît tueur d’élite mais est en réalité une sorte de Joseph père de Dieu.

Je déflore pas trop l’intrigue là, non ? Si ? Bon alors tout n’est pas encore dit. Le monde de 2057 a été dévasté par un « Grand Djihad », les religions sont donc proscrites et tout un chacun est prié d’avoir sa propre divinité. Les hommes n’étant décidément pas raisonnables, des machines ont pris le contrôle et créé un ordre mondial artificiel à la Big Brother. Dantec se montre là technophobe, la machine sans âme c’est la chute de l’homme. Puis Joseph rencontre Marie et devient l’exécuteur virus de la bête incarnée en l’enfant-machine. La femme machine prostituée convertie au Catholicisme élèvera l’enfant Jésus avec les sages conseils du chien qui parle et de la vieille. Quant à Marie elle se sacrifiera pour sauver l’humanité du mal.

Si vous avez pas tout suivi c’est normal, il faut acheter le livre et en trouver les clés par votre propre cheminement intellectuel, d’ailleurs les miennes ne sont pas nécessairement les bonnes.

Xavier Prégentil

Pour commander: http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2226158529/chatborgne-21

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07 octobre 2007

S.D.B est DCD

Serge de Beketch (2006)Serge de Beketch a quitté le monde des vivants.

Cela sonne bizarre à écrire, Serge de Beketch c'est typiquement le genre de personnage dont le nom colle mal avec le terme "défunt".
En tapant cet hommage, je m'attends presque à ce qu'il m'envoie un e-mail pour me remercier de l'hommage et glisser une petite blague au passage.

S.D.B, alias "Machin" pour le romancier ADG, auteur de BD, journaliste anar de droite, et surtout formidable patron d'émission sur Radio Courtoisie. Capable de tous les excès, de délirer gravement sur le soi-disant complot judéo-maçonnique ou les extra-terrestres comme cause des tsunamis.

Mais de tout cela on s'en tape.
Serge de Beketch ne cherchait pas a prendre le pouvoir, c'était un personnage, un amuseur, un gouailleur. Un homme de lettres à sa façon.

Serge de Beketch tu dois être bien vivant dans une autre dimension,
alors à un de ces jours...

Le Chat Tigré
ABL

Posté par chatborgne à 20:21 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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