Le blog du chatborgne / blog de livres

Les livres qui font Miaou dans l'actualité. Beaucoup de politique, un peu d'islamisme, de la culture et surtout de la Liberté et des livres.

09 octobre 2006

Un témoignage de première main sur l'affaire Grégory

Les Deux Affaires GrégoryLes lecteurs du blog savent que je suis un passionné des affaires judiciaires, notamment de celles qui ont eu un fort retentissement médiatique. Aussi, c'est avec le plus grand intérêt que j'ai pris connaissance du livre du colonel de gendarmerie (en retraite) Etienne Sesmat, qui était le premier directeur d'enquête dans l'affaire de l'enlèvement et de l'assassinat du petit Grégory, le fils de Christine et Jean-Marie Villemin, survenu le 16 octobre 1984.

L'objectif de ce témoignage percutant est clair: "contribuer au rétablissement de la vérité" (P 11) sur un drame qui a fait couler beaucoup d'encre. L'auteur entend faire justice des accusations lancées contre les gendarmes : acharnement contre Bernard Laroche, cousin germain de la famille Villemin qui n'était nullement un coupable tiré "par hasard d'un képi" (p. 66),  pressions exercées sur la belle-soeur de ce dernier, Murielle Bolle, qui a avoué avoir assisté à l'enlèvement de Grégory par Laroche avant de se rétracter...
Sur ces points précis, la lecture du chapitre III (p. 61-89) est fort instructive.

Le colonel Sesmat ne cache pas son opinion concernant ceux qui ont selon lui orchestré "un procès en sorcellerie" (p. 149) contre Christine Villemin, accusée d'infanticide après la rétractation de Murielle Bolle et l'assassinat de Bernard Laroche par Jean-Marie Villemin. Dans son collimateur: un juge d'instruction influençable et assoiffé de notoriété, Jean-Michel Lambert,  et le second directeur d'enquête Jacques Corazzi, de la PJ de Nancy. Les journalistes du "réseau Bezzina" (du nom de feu Jean-Michel Bezzina, correspondant de RTL à l'époque) et les avocats de Bernard Laroche ne sont pas épargnés par l'auteur. En effet, ce sont ces derniers qui ont ouvertement accusé les gendarmes d'avoir joué les "pousse-au-crime" auprès de Jean-Marie Villemin et d'avoir été partie prenante d'un complot d'extrême-droite visant au rétablissement de la peine de mort (p. 94; selon les fantasmes de Me Prompt, ancien résistant communiste qui "voue aux gémonies les forces de l'ordre et le pouvoir en général")!

L'auteur pointe également du doigt les maladresses des avocats du couple Villemin, notamment cette idée de faire paraître, en pleine campagne médiatique "anti-Christine" des photos de celle-ci dans Paris-Match pour renverser la vapeur, ce qui s'averera contre-productif (p. 166-167). S'ajoute à cela que Me Henri-René Garaud a cru bon de demander au juge Lambert de dessaisir les gendarmes pour confier l'enquête au SRPJ de Nancy (p. 194). Le ténor du barreau croyait bien faire - il entretenait de bons rapports avec la police, était l'avocat de plusieurs policiers - et il le regrettera par la suite.

Enfin, l'ancien directeur d'enquête rend hommage au travail des magistrats Maurice Simon (qui a succedé au juge Lambert) et Jean-Pierre Martin (chapitre IX, p. 223-263) qui a permis d'aboutir à un non-lieu définitif en faveur de Christine Villemin le 3 février 1993. Son mari a quant à lui été condamné le 16 décembre de la même année à cinq ans de prison (dont quatre ferme) pour l'assassinat de Bernard Laroche par la cour d'assises de Dijon (p. 285). Etienne Sesmat termine le livre en rappelant la vérité judiciaire sur cette affaire: Christine Villemin est innocente, et "il existe contre Bernard Laroche des charges très sérieuses d'avoir enlevé Grégory Villemin le 16 octobre 1984" (arrêt de non-lieu cité p. 349). Etait-il pour autant l'assassin? L'arrêt de non-lieu ne le dit pas, et, à juste titre, l'auteur n'entend pas accabler un mort qui n'est plus là pour se défendre. Saura t-on un jour qui a tué le petit Grégory? "Bien qu'il soit permis et légitime de l'espérer, les derniers pas vers la vérité ne se produiront peut-être jamais." répond le colonel Sesmat (p. 351). En attendant de découvrir cette vérité, nous ne pouvons que conseiller la lecture de ce témoignage de première main sur l'une des plus retentissantes affaires criminelles de notre époque.

Frédéric VALANDRE.

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Posté par chatborgne à 16:48 - affaires judiciaires - Commentaires [19] - Permalien [#]

Commentaires

    intéressant

    certains commentaires, notamment sur la plausibilité de scénarios, me semblent intéressants.
    la vérité, avec du recul, se situe probablement autour des laroche-bolle.
    evidemment, si le gendarme dit la vérité dans son livre, sans omissions...
    mais franchement il semble plus crédible que le policier de la srpj.
    en outre, quelle erreur des avocats de la famille de demander un désaisissement au profit du srpj.
    heureusement, aujourd'hui les choses se passeraient probablement différemment...

    Posté par , 04 décembre 2008 à 09:39
  • Sesmat a bel et bien saboté l'enquete

    A la lecture du livre "les deux affaires Gregory" du gendarme Sesmat, j'ai relevé plusieurs passages ahurissants qui en disent long sur l'enquete du commandant Sesmat.
    De toute façon, la gendarmerie nationale a muté cet incompétant a Berlin peu de temps apres.

    Comment se fait'il que la presence de Bernard Larroche dans un supermarché Champion a une heure cruciale n'ait pas interressé sesmat?
    Bernard Larroche a acheté 150 bouteilles de vins, a utilisé plusieurs caddys puis est passé en caisse a une heure d'affluence.
    Les caissières se souviennent du passage de Bernard Larroche et de son enfant Sebastien.
    Mais pour Sesmat cela n'a aucune valeur vu qu l'horaire du passage ne figurait pas sur le ticket (maitre Prompt signalera que le double de la caisse indique 17 h 50)
    En tant qu'enqueteur sesmat aurait du au moins faire un appel a temoignage.
    Car cela signifie que Bernard Larroche est innocent!

    Pourquoi ensuite avoir negligé la recherche de pneus d'automobile apres la prise des traces sur les bords de la Vologne?

    Cela fait beaucoups pour un seul homme!
    Sesmat a veritablement saboté l'enquete sur la mort de Gregory

    Posté par , 20 décembre 2008 à 02:36
  • crime diabolique

    Neandertal, vous avez raison: il y a des questions qui n'ont jamais obtenu de réponse. Mais, il y avait une piste à exclure à tout prix.

    Il y a un site qui actuellement oeuvre pour le couple Villemin.A son insu ? Ce site est rempli d'erreurs et de contrevérités, toujours dans le même sens. Il diffame ou tente de diffamer les protagonistes qui ne lui plaisent pas. Marie-Ange Laroche, Bernard Laroche, Murielle, Michel Villemin,... la dernière en date est Jacqueline Thuriot, épouse Jacob, qui est désignée hypocritement par ses initiales. Or celle-ci a été mise hors de cause
    par la justice. A sa place, je demanderai une nouvelle expertise des lettres du Corbeau.
    Enfin, ce site traite d'autres personnes de "véreux". Sans aucun doute, il ne s'est pas regardé dans une glace.

    Posté par , 16 février 2009 à 15:02
  • Le revirement du juge

    Dans les médias le Capitaine Sesmat est présenté comme un officier modèle comparé au vilain commissaire de la PJ qui laissait trainer des bouts de ficelle.
    Pourtant ce personnage avait des casseroles et pas des moindres - Il avait été dessaisi un an plus tôt d'une affaire criminelle pour de graves irrégularités.
    Ne pas le rappeler relève du mensonge par omission au vu de ce qui s'est passé.
    Laroche qui n'était pas l'un des suspects les plus en vue est mis en cause suite à une expertise graphologique contestée par la suite.
    Et là comme par miracle il est dénoncé par sa belle soeur, un personnage déficient et manipulable comme on en voit souvent dans les affaires loupées ou douteuses.
    Autre miracle la découverte du foulage BL alors que les enquéteurs avaient la lettre depuis 3 semaines.
    Or, pour en avoir discuté avec des pro, la recherche de traces de duplication est la 1° chose que l'on vérifie sur des écrits, particulièrement l'empreinte d'une signature geste souvent appuyé.
    Le gendarme découvreur de ce foulage était parait-il un spécialiste des écritures - Alors pourquoi ne l'a-t-il pas trouvé le 1° jour et comparé avec les signatures des suspects peu nombreux.
    On peut s'interroger sur l'attitude du juge Lambert persuadé de la culpabilité de Laroche y compris après la rétractation de M. Bolle.
    Or il change brutalement d'avis (Depuis il ne cesse d'affirmer qu'il est convaincu du contraire)et n'a plus du tout confiance aux gendarmes

    Pourquoi ce virage à 180° - Ce magistrat était relativement jeune mais il n'était pas un bleu - Avait-il un informateur parmi les enqueteurs, un gendarme soucieux de déontologie ou en délicatesse avec sa hiérarche.
    Peut-être se confiera-t-il un jour.
    On peut penser qu'il aura la sagesse d'attendre la retraite ou la prescription de l'affaire.

    Posté par , 19 février 2009 à 20:18
  • festival d'erreurs

    @ tm
    Vous voulez parlez de l'affaire Marie-Christine Amet ? Sesmat avait été dessaisi par un substitut d'Epinal au profit du SRPJ de Nancy et en particulier de son chef de brigade criminelle Jacques Corazzi. C'était en septembre 1983 ? Un mauvais souvenir.
    Sesmat craignait-il d'être dessaisi de l'Affaire Grégory ? Déjà, le 28 octobre 1984, Me Henri-René Garaud, avocat d'un syndicat de policiers, avait évoqué la saisine du SRPJ de Nancy.

    Posté par , 21 février 2009 à 11:40
  • Non...non...

    @Cromagnon

    Je connais ce site et il ne défend personne. Et n'accuse encore moins quiconque. Il répète simplement ce qui se dit depuis 25 années !Et donc ne nous apprend rien...Comme d'habitude !

    Posté par , 23 février 2009 à 15:18
  • !!!!!!!!!!!!

    @prehistoric

    Ce ne doit pas être le même site !

    Posté par , 06 mars 2009 à 05:27
  • ???????

    Euhhh...Il n' y en a que deux qui relate l'affaire...! Et l'autre provient de JMV.

    Posté par , 06 mars 2009 à 23:49
  • Colonel

    Sesmat a fini colonel!
    Mais alors le petit juge Lambert devrait finir président de la cour de cassation.

    Posté par , 09 février 2010 à 18:54
  • La clé de l'enigme c'est muriel bolle, elle n'a pas menti, mais de là a ce qu'elle en reparle..
    ....les poules auront des dents.

    Posté par , 27 février 2010 à 02:05
  • Jacques Corazzi a lieu aussi publié un ouvrage sur le sujet.

    Je suis d'avis qu'il est un peu triste que deux membres de l'action judiciaire ne soient pas parvenu à faire un ouvrage commun, un dialogue entre leurs positions sur l'affaire. C'est triste qu'à froid, des années plus tards, la communication semble toujours impossible entre ces individus.

    Posté par , 17 octobre 2006 à 10:05
  • questionnement sur les gendarmes

    Je veux seulement rappeler un fait sur l intimidation des gendarmes, des annees apres l interrogatoire de Murielle Bolle, lors de l affaire Dickinson, les gendarmes ont reussi a faire avouer un s.d.f. INNOCENT!!! heureusement pour lui, il a pu beneficie des analyses d ADN, sinon ou serait il actuellement? En prison, bien sur> Alors, j ai quelques reserves sur la neutralite des methodes d intimidation.

    Posté par , 25 octobre 2006 à 20:44
  • Belle soeur troublante et troublée...

    J'ai lu des tas de choses concernant l'affaire du petit grégory. Je suis persuadée que Muriel bolle a dit la vérité lors de sa déposition auprès de la gendarmerie nationale. Elle a du subir des pressions enormes provenant de sa famille. Elle avait 15 ans. Elle n'a pas pu inventer le lieu où le corps du petit a été jeté. Tout les témoins sont formels, elle n'etait pas dans le bus. certains affirment l'avoir vu avec B laroche. J'ai ventendu des gens dans un reportage dire qu'ils avaient vu Laroche dans le coin au moment des faits mais apparement ils n'ont pas été entendus par les enquêteurs. Les deux soeurs Bolle (Muriel et Marie-Ange) sont inqualifiables dans leurs gestes et leurs paroles

    Posté par , 01 novembre 2006 à 16:48
  • scenario le plus vraisseblable

    si murielle dit: avoir pris le bus ,dans se cas elles doit savoir qui étaient ds le bus et qui conduissais le bus ,ce jour la, de plus elle peut decrire qui était devant et ou elle était assise , devant ,deriere ?

    second point :d'apres ses premiers aveux, elle dit se trouver ds la voiture laroche :moi , le fils laroche , son pere ,dans ce cas ,demander au fils laroche ,a cette époque il était jeune , vous savez la vérité sort toujours de la bouche des enfants(murielle a cette époque ,était enfant ) , si c'est le cas ,la vérité n'est pas dure a comprendre , jalousie,et folie

    même un enfant de 3 ans ,c'est un temoin

    il est interesant "le frere de jean marie" quel gorge chaude celui la ................

    scenario 1) laroche + sa femme jalouse les villemin de leur réusite , comme ils sont pas fufutent ,les font chier au telephone pendant 3 ans +.ils savent tout ce qui se passe chez jean marie,car son frere raconte tout ce qui se passe chez les villemin ,donc laroche est au courrant
    3jour avant le meutre ,le frere de jean-marie,est invite chez lui ,et lui en mais plein la vu , celui -ci rend visite aux laroche et le dit se qu'il a vu , ce qui nourrit de plus la jalousie des laroche , ne pouvant plus contoler sa jalousie "laroche " pris d'un seul coup de folie ,decide de tuer le "fils du chef" cela se fait vite ds l'apres-midi du 16 octobre ,mais comme laroche ne se sent pas capable de balancer le petit vivant ds la vologne ,forcément il lui faut quelqu'un(e) pour l'anestesier ,seul murielle sait faire les piqures d'insuline ,pour cela qu'elle se trouver ds sa bagnole et qu'il la emmener avec lui .
    une fois le gamin ds le coma ,il le balance ds la riviere ,puis ils retourne a leur occupations routinieres , biensur avant ,il faut revendiquer le crime.

    donc la suite vous la connaisait...........

    il se passe beaucoup de chose ,ds les petit villages en france profonde ,

    Posté par , 02 novembre 2006 à 11:51
  • justice

    Jai connu de très près cette affaire qui était très simple au départ et qui s'est compliquée par des erreurs de procédures, lesquelles ne méritaient pas un tel acharnement. Mais à mon sens, le pire a été de constater à quel point les responsabilités dans toutes les administrations et surtout dans la presse - d'une hiérarchie qui ne s'est pas investie de leurs fonctions de contrôleur et formateur - a conduit à ce désastre judiciaire et policier. Je rappelle tout de même que c'est le juge d'instruction et le procureur de la république qui sont avant tout "DIRECTEUR D'ENQUETE" et responsable de la "POLICE JUDICIAIRE".
    La presse a fait plus que son travail dans cette affaire, puisqu'elle en a même créée de nouvelles. C'était aux magistrats et enquêteurs de ne pas tomber dans ce piège par une discrétion qu'elle n'a pas respectée... mais pourquoi ?

    L'homme, sa nature et ses compétences au profit d'une cause. Ceux qui étaient concernés, n'ont-ils pas rapidement oublié le sens de leur vocation de justice et d'information ? Je pense que oui et que pour la majorité des intervenants à partir d'un niveau de responsabilité, la nature (intérêt, profit, narcicisme, prétention, gloire, bêtise etc.)a été plus forte que leur compétence.

    Le pire c'est que ces travers ont perduré pendant des années dans la mesure ou malgré toutes les réorientations et investissements d'avocats, de juristes, de penseurs, et abondance de psycho-analyseurs, on reste bloqué par des non-dits et des textes qui interdisent certaines vérités et bon sens, en totale contradiction avec l'administration de la justice.

    L'intérêt dans cette affaire est qu'elle a permis à certains de se remettre en cause en s'en donnant les moyens. Il faudrait les donner à la justice car l'affaire d'OUTREAU a démontré que dans des domaines aussi importants que la justice, la compétence est fondamentale.

    Posté par , 15 novembre 2006 à 11:15
  • Le bûcher des innocents

    Entre amnésie et narcissisme.

    C'est toute la subtilité de ce dossier.
    D'un côté, avoir un inculpé et en faire un disculpé en ôtant toutes les preuves à charge avec des moyens fallacieux et des complicités d'encorbellement de la presse,
    de l'autre côté, avoir une innocente et en faire une coupable en inventant des preuves.
    Pauvre France
    Et aujourd'hui, plus personne n'est coupable, ni le juge, trop narcissique, ni la presse, trop amnésique. Ce n'est pas moi, c'est l'autre. Reflet idéal de la faute diluée dans une foule anagramme de floue.
    Reste à savoir si les témoins restants auront le cran de témoigner avant d'enterrer une 2ème fois ce pauvre enfant en atteignant la prescription. J'ai honte pour vous.
    Je plains vraiment tous ceux qui n'ont pas connu le vrai bonheur d'un couple. Dans cette histoire, les hommes perturbés dans leur couple ont rejeté toutes leurs névroses de cocus sur cette image de couple modèle. Pour en arriver à insulter publiquement une jeune mère à qui on a enlevé l'unique enfant, c'est que vraiment il leur manquait quelques chose dans le crâne.
    Je suis de ceux qui respecte les morts quand ceux-ci le méritent. Mais on ne peut faire abstraction des manoeuvres obscènes qu'ont menées le commissaire de la PJ de Nancy, ainsi que les charges en règles de certains journalistes qui menaient par le bout du crayon des dizaines de médias.
    Si vous voulez vous faire une réelle opinion de cette affaire, lisez le livre de Laurence Lacour " Le bûcher des innocents".

    Posté par , 23 novembre 2006 à 12:39
  • Oui !

    j'ai lu énormément sur cette affaire et vu aussi ls reportages.Il est clair que Murielle Bolle sait !!!! elle sait que c'était son beau-frère.Trop de détails dans les réponses de son interrogatoire ! Je trouve vraiment révoltant de protéger un assassin....Je suis sure que beaucoup de personnes savent mais ne disent rien et ça,c'est impardonnable !

    Posté par , 12 décembre 2006 à 16:18
  • Les petites phrases

    Encore une réflexion toujours pour tenter de faire avancer les choses : Les commentaires suivants ont-ils été assez pris en compte ? "Il est entre "leurs" mains, c'est fini" (la maman à la gardienne de l'enfant. ""Ils" ne m'ont pas mis dans le coup" (l'accusé L. aux gendarmes).
    S'"ils" sont plusieurs comme il semble, pourquoi le couple Jacob en bonne position n'a-t-il pas été inquiété ?
    Anna

    Posté par , 06 janvier 2007 à 16:57
  • Berner ou ne pas berner

    Personnellement, je n'ai pas suivi cette affaire, mais j'en ai entendu parler. A l'occasion d'informations sur la possible réouverture de l'enquête, j'ai lu quelques résumés de cette affaire ici et là... La première chose que j'ai trouvée étonnante, est l'absence d'explications évidentes sur l'existence d'un premier scénario décrit par Muriel Bolle, celle-ci décrivant une scène d'accompagnement en voiture, puis se rétractant, et les autres d'accepter sa rétractation sans plus de questions... C'est comme un labsus involontaire...
    Ensuite, si vous regardez le fond de l'affaire, vous y voyez une simple et évidente affaire de jalousie, témoignée par les lettres anonymes, et une évidence de relations personnelles, proches, entre le jaloux et ceux qu'il déteste. Donc, pourquoi chercher midi à quatorze heures. C'est forcément un très proche, et il est connu apparemment de tous que ce Bernard Laroche avait exprimé de la jalousie contre les Villemin...
    Ensuite, la personne qui l'avait notablement dénoncé, et qui ensuite se rétracte, n'est pas un simple témoin, mais sa belle-soeur, et, si elle l'avait accompagnée dans l'action de se débarasser de cet enfant, elle serait semble-t-il coupable de complicité...
    Ainsi, disons à première vue, mais des deux yeux, et d'un point de vue logique, je dirai qu'il est difficile de croire que Bernard Laroche ne serait pas tout simplement coupable, parce que l'évidence est forte...
    A ce moment-là, j'aurai tendance à penser que le mystère du meurtre du petit Grégory n'est pas ce mystère-là; c'est le mystère de Bernard, qui a été préservé par tous ceux qui voulaient utiliser la notion de Berner. De là viendrait - si cette hypothèse est juste- qu'ils ont laissé et poussé l'enquête à piétiner; et entretenu un mystère qui n'en est pas un.

    Posté par , 13 septembre 2012 à 17:37

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