21 septembre 2006
Contre la démagogie: le nouveau livre de Rachid Kaci
Après deux semaines de congés, j'ai repris mon job d'agent de surveillance le 16 septembre dernier; je ne suis pas revenu dans ma guérite les mains vides, puisque j'ai amené avec moi le dernier livre de Rachid Kaci, le sympathique co-fondateur de La Droite Libre.
Le titre indique clairement quelle est la cible: des partisans de la discrimination "positivement négative" (p. 101) à ceux et celles qui, consciemment ou non, veulent islamiser la France, en passant par les obsédés de l'autoflagellation historique, Rachid Kaci met le doigt là où ça fait mal.
On se désole avec lui du pouvoir de nuisance de groupes de pression pour qui refuser l'islamisme c'est faire preuve de racisme (n'est-ce pas messieurs du MRAP, voir p. 90-91). On se demande parfois si tout ce petit monde ne veut pas faire de la France ce cauchemar éveillé: "Imaginez le visage d'une France sous le voile, où vous et moi nous adresserions [...] à des cohortes de caissières, postières, cheminotes, fonctionnaires, réceptionnistes ou serveuses voilées à la saoudienne"(p. 29-30).
Le problème - et l'auteur fait bien de le souligner - c'est que en face, du coté de nos institutions, la résistance à ce terrorisme intellectuel est bien limitée. On lira avec intérêt le chapitre V consacré à l'affaire de l'imam de Vénissieux "exemplaire de notre faiblesse à l'égard des fondamentalistes" (p. 51) et le chapitre VII qui nous montre "une nation qui semble ne plus se respecter et met à profit toutes les occasions [...] pour se couvrir elle-même d'opprobre" (p. 78): souvenons-nous de la polémique sur l'esclavage et la colonisation, ou tous les "repentants" de France s'en sont donnés à coeur joie.
Et quand l'Etat semble réagir, il donne l'impression de louper la cible: la loi sur les signes ostentatoires qui, faute de désigner clairement l'ennemi (l'islamisme), devient un instrument antireligieux (et notamment antichrétien, voir p. 67-68) la discrimination positive, que l'auteur n'hésite pas à qualifier de "raciste" (p. 106).
Bref, un essai percutant, facile à lire, dans la lignée du premier livre de Rachid Kaci: La République des lâches, sorti à l'automne 2003 et qui avait beaucoup fait parler de lui (même L'Humanité l'a cité).
Frédéric VALANDRE.
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=14393&pid=2730342
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
