Le blog du chatborgne / blog de livres

Les livres qui font Miaou dans l'actualité. Beaucoup de politique, un peu d'islamisme, de la culture et surtout de la Liberté et des livres.

24 septembre 2005

brooklyn Follies de Paul Auster

Brooklyn Follies" je cherchais un endroit tranquille pour mourir " voici comment commence le nouveau roman Brooklyn Follies du maître du thriller métaphysique PAUL AUSTER, cette oeuvre reflète l'air du temps du début des années 2000 aux Etats Unis, et plus particulièrement New York.

la nouvelle oeuvre de cet auteur apporte encore une autre vision lucide et déjantée ( une pierre de plus a l'édifice ) sur l'Amérique de nos jours, qui fait tellement fantasmer l'Europe et qui nous montre a quel point le fossé entre eux et nous est mince.

Quatre ans après le drame du 11 sept 2001, Brooklyn Follies arrive enfin, avec son cortège
d'obsessions dramaturgiques ou s'y rassemblent pêle-mêle des destins de personnages de looser totalement largués ou en manque affectif. Qui sont certainement ce que nous sommes tous ou aurions pu être dans le cas de malchances a répétitions ou de mauvais "hasards" de la vie, et qui composent une véritable petite famille de gentil dingos.

Au premier plan de ces doux dingues : Nathan Glass, retraité, la soixantaine bien sonnée, divorcé, ex-assureur vie, un cancer en rémission, agrémenté d'un petit talent d'écrivain, et une certaine solitude qui ne l'empêche pas d'aborder les derniers moments de sa vie avec une certaine sérénité.

Son cher neveu Tom Wood, ex-brillant universitaire, ex-chauffeur de taxi aussi, reconverti en libraire dépressif et pensif.

Rory ( Aurora ), la sour de Tom, ex-star du porno, ex-junkie, ex-serveuse, tirée de la mauvaise passe
par un personnage totalement fanatique qui la met en relation avec une secte de pervers pour encore
tomber plus bas que terre.

Pour les autres, je vous laisse les découvrir ( je ne veux pas tout vous raconter tout de même ), ils sont tout aussi attachants et "fous" que les trois précédents, de bons moments en perspective pour
vous, prochains lecteurs.

L'hôtel Existence  : voici encore une belle invention de Tom dans ce roman et donc de l'auteur du livre, qui signifie que chacun d'entre nous porte au fond de lui cette espérance optimisto-mélancolique en des jours meilleurs.

Paul Auster avec ce dernier ouvrage, a su remarquablement réaliser une ambiance particulière
sans pour autant être morbide, rocambolesque, ou maniériste. Mélange d'étrangeté
particulière et de sentiments fievreux, et aussi nous faire découvrir des personnages vraiment attachants qui sont des idéalistes fêlés et qui déambulent dans les méandres de leurs destins brisés.

J'ai donc beaucoup aimé ce livre, ( un peu moins que son Moon Palace de 1990 mais plus que
Tombouctou de 1999 ) comme vous pouvez l'imaginer et que je recommande.

Theodore

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(Le Chatborgne salut l'arrivé de ce nouveau rédacteur sur son blog par un coup de patte amicale)

Posté par chatborgne à 19:14 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Merci Théodore

    Merci à vous. Je dois avouer ne pas bien connaître Auster mais votre article m'a donné envie de m'y plonger.

    J'espère toutefois ne pas avoir le cafard après sa lecture. Les histoires de destins brisés, de loosers, de junkies se font de plus en plus fréquentes je trouve. Signe des temps sans doute

    Amitiés.

    Posté par , 26 septembre 2005 à 06:49
  • commentaires plus mitigés sur Brooklyn Follies

    Je suis française mais j'habite les USA et vient de lire notre dernier Auster tant attendu; je l'ai lu en français puisqu'il n'est pas sorti ici aux US. Go figure !!

    Je viens donc de finir Broolkyn Follies et …je ne sais pas encore ce que j'en pense. J'ai bien aimé, c'est sûr , mais ça me déroute un peu. Je n'en trouve pas le sens caché, les imbrications qui définissent le style austérien de ses bouquins.

    Ses prises de positions me gavent un peu dans le bouquin, même si ma foi, elles ne vont pas forcement pour me déplaire, mais c'est présenté de façon très réducteur , et donc un peu con. Un peu à la Michael Moore. On ne voit pas pourquoi il insère ça entre deux lignes. Ça fait un peu gamin, et du coup, ça me déçoit un peu. Pareil pour les dernières lignes , où le bonheur de Nathan est montré en parallèle avec le World Trade Center qui va bientôt se désintégrer. un peu simple.

    L'histoire elle même me fait beaucoup plus penser à l'univers de John Irving qu'à celui d'Auster. Il ne manque que les ours. J'en aurais bien vu un dévaler les collines de la pension Chauwder…

    Maintenant le côté utopique de l'hôtel Existence, bien entendu que c'est tentant, mais suis pas une fille très utopique moi.

    Le côté très politiquement correct (très démocrate bon teint, genre nous on est vachement libéraux, les autres sont tous des cons…) avec l'histoire entre Nancy et Rory, le côté un peu moralisateur est très maladroitement amené.
    Je sais pas, c'est peut-être justement parce que je viens de lire 'la bête qui meurt' de Philippe Roth que j'ai trouvé absolument grandiose, que du coup, B.F me semble bien mince. très mince, à côté du Livre des Illusions .

    Notre Paul serait il en train de se piquer une petite dépression de la soixantaine? C'est tout de même con dans ce pays de ne pas avoir d'émission telles que Bouillon de culture…j'aurais bien aimé entendre ce qu'il a à dire . Je devrais faire attention à ce qui passe ici, comme le Bateau Livre ou l'émission de Durant. Je vais aller fouiller dans les archives de TV5.Com.

    Posté par , 24 octobre 2005 à 01:30

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