30 août 2005
Bloody Mary ce n'est pas seulement un cocktail; la preuve...
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Salt Lake City, 1969. Au cours du bal de la rentrée universitaire, Mary Banner est battue à mort par son cavalier (manifestement aussi doué que Bertrand Cantat pour parler aux femmes)Trente ans plus tard, plusieurs étudiants de l'université de Salt Lake City meurent dans d'atroces conditions. Accidents, oeuvre d'un serial-killer, ou plutôt... vengeance d'outre-tombe? Le troisième épisode de la série Urban Legend est, convenons-en, une surprise, car il se démarque des deux précédents: ici il ne s'agit pas à proprement parler d'un slasher à la Halloween, le scénario donnant plus dans le surnaturel; en outre, contrairement à Urban Legend 1 et 2 qui donnaient dans le meurtre "hors champ", les séquences horrifiques ne sont guère suggérées; particulièrement éprouvante est la mort de Heather, l'adolescente en string dont le corps est couvert d'araignées (on se dit qu'on aimerait bien être à leur place... euh désolé ça m'a échappé) et qui finit par se déchirer le visage! (véridique!). Evidemment, certains crieront à la suite illégitime, le lien avec les deux premiers épisodes étant ténu: une fugitive référence au massacre de Pendleton (sujet du premier film) le personnage de Grace Taylor, plantureuse et truculante afro-américaine fan d'Angela Davis (oui, oui, la fille des Black Panther chantée par Pierre Perret) dont la coupe de cheveux semble sortir des films de la blacksploitation (ça ne nous rajeunit pas) rappelle Reese, la femme noire agent de sécurité du campus dans les opus 1 et 2. Le film n'en demeure pas moins un bon thriller horrifique, qui plaira aux amateurs du genre (dont je fais partie) mais à déconseiller aux âmes sensibles! Bon, si une personne de votre entourage dont vous souhaiteriez vous débarasser- genre un islamo-gauchiste ou autre droitdelhommiste à deux sous- s'avère être une âme sensible, alors là, oui, montrez-lui le DVD! Humour, humour, je précise... Frédéric CHATAIGNER. |
09 août 2005
Le tabac, c'est tabou?
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Voici un petit livre qui devrait en ravir plus d'un: dirigés par Marc Cohen- ancien collaborateur de Jean- Edern Hallier pour L'Idiot international et de Thierry Ardisson pour Interview (la première version d'Entrevue) huit auteurs (dont Cohen lui-même) poussent un magistral coup de gueule contre "la tabacophobie", "les croisés antitabac". Selon eux, "d'un bout à l'autre de la planète, le fumeur est, au mieux [considéré comme] un malade qu'il convient de soigner, au pire un délinquant qu'il s'agit de réprimer" (4e de couverture) Parmi les textes constituant ce recueil, nous avons notamment retenu la lettre de François Taillandier (p. 15-18) fustigant les "antifumeurs", avec une longue énumération de ceux et celles dont ils sont les ennemis (ça ratisse large, vous verrez) la contribution pleine d'humour de Philippe Muray (p. 19-45) évoquant un imaginaire Observatoire sur la fumophobie et réclamant des lois pour punir la discrimination anti-fumeurs (texte à prendre au second degré), et surtout le texte de Marc Cohen et de Bruno Maillé, avec cette lettre signée d'un professeur de lettres modernes réclamant la suppression de la tirade de Sganarelle sur le tabac qui ouvre le Dom Juan de Molière (p. 93-100) qualifiée de "texte insoutenable et inacceptable" (p.95) Et notre cher enseignant de proposer, entre autres, que l'on remplace le tabac par le chocolat dans les éditions destinées aux collégiens! (p.99) En somme, un recueil qui auprès d'un certain lectorat (les fumeurs qui se sentent persécutés, en premier lieu) fera un tabac... (sans calembour). Frédéric CHATAIGNER. Je précise que je suis non-fumeur; mes parents le sont, eux, et ont été victimes de discrimination anti-fumeurs lorsque le mois dernier, le gérant d'un hôtel de province leur a expliqué qu'il était interdit de fumer dans leur chambre... alors qu'un cendrier y avait été mis bien en évidence! Sans commentaire... |
