15 décembre 2004
l'Adel s'essaye à la lecture avec Dantec
Un Dantec ça tient de l'autobiographie : le romancier se livre à des variations savamment tourmentées autour de personnages qui lui ressemblent sur un registre qui va du chaotique angélique (Le Toorop de « La Sirène Rouge ») au psychopathe intégral (l'Andréas des « Racines du Mal »). Unité de personnage, de lieu et d'obsession avec un héros qui flingue plus ou moins, zone dans la République Populaire du 94 et pour s'évader s'envoie pas mal en l'air dans les paradis artificiels.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
Ses trois nouvelles rassemblées dans « Dieu porte-t-il des lunettes noires ? » sont une bonne synthèse de l'univers de Dantec. Les préoccupations métaphysiques de ses polars SF sont bien mises en évidence à travers le fil conducteur d'un triptyque qui se veut plutôt trinité (Sainte ?) puisque le personnage principal tour à tour et dans l'ordre des nouvelles endosse le costard du Père, du Fils et du simple d'esprit.
Entraîné dans les délires de Dantec, le lecteur devient Dieu et d'une balle peut changer la face du monde tout en gardant son libre arbitre. Puis le voilà Jésus se vendant aux marchands du Temple au prix d'un miracle. Enfin, simple d'esprit il se projette une dernière fois dans les plaisirs frelatés d'une petite salope de cité.
Flippant et de quoi devenir accroc au monde de Dantec.
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Une fiche réalisée par Pregentil de http://libertariens.cjb.net pour Chatborgne
08 décembre 2004
Cap sur Mars mon livre de l'année 2004
Plus qu’un livre, « Cap sur Mars » de Robert Zubrin est un programme, celui de la conquête de Mars par l’homme dans un futur proche. Cet ouvrage dont les ventes ont explosées aux Etats-Unis est loin d’être réservé aux lecteurs des revues scientifiques.
L’enthousiasme de l’auteur gagne en effet facilement ceux chez qui les histoires de pionniers suscitent une certaine admiration, voir de la nostalgie. Ceux regrettant d’être nés après Christophe Colomb et de ne plus pouvoir découvrir l’Amérique, ou encore ceux se rêvant Marconi émettant depuis sa première radio plutôt que le gagnant de la dernière « Star-ac ». Mais il ne s’agit pas ici seulement de rêver, Robert Zubrin veut nous montrer pourquoi Mars est l’objectif le plus prometteur en terme de conquête spatiale.
Pour le néophyte que nous sommes il est difficile de juger de la valeur scientifique de l’ouvrage, néanmoins les explications de l’auteur paraissent convaincantes. Les questions sont abordées en détails, agrémentées de nombreux schémas. Qu’il s’agisse du voyage vers Mars, de la survie d’une équipe scientifique sur place et à très long terme de la transformation de la planète rouge en éco-systeme adaptée à une présence humaine permanente. Le plan développé par l’auteur sous le nom de « Mars Direct » se veut réalisable dans la décennie à venir, et cela sans engager des centaines de milliards de dollars d’argent public, comme le faisait d’anciennes propositions rejetées par le Congrès américains. En effet plutôt construire de gigantesques vaisseaux transportant tous les éléments utiles à la survie des équipages et à l’alimentation des moteurs des vaisseaux, le plan de Richard Zubrin se base sur une utilisation des abondantes ressources du sol martien, notamment les immenses étendues de glace.
Cette logique du « voyager légers et vivre des ressource locales » n’est pas nouvelle ; on la retrouve dans l’Histoire des grandes conquêtes terrestres, singulièrement celle des Etats-Unis. Toute la mythologie du « Front pionnier » comme fondement de la société américaine est ici réactivée en faveur de Mars. Cette idée théorisée par Frédéric Jackson Turner à la fin du XIX siècle explique comment la conquête d’un nouvel espace, a la fois hostile et abondant en ressources exploitables a pu susciter un élan chez de nombreux individus. Comment la nécessité de surmonter des obstacles a poussé les hommes à se concentrer sur les choses importantes et rejeter le parasitisme comme peut l’être celui de la bureaucratie et ses impôts variés ; bref Mars comme espoir pour ceux n’ayant plus vocation a remplir tout les jours des formulaires administratifs et à travailler pour nourrir des millions de fonctionnaires.
Esprit d’un projet d’autant plus étranger au fonctionnariat que bien loin de lancer un appel sur le mode « il est du devoir de l’Etat de conquérir l’espace », comme si les politiques avaient naturellement la vocation à fixer l’avenir de l’humanité, l’auteur évoque toutes les pistes, dont celle fort prometteuse de l’initiative privée. Après tout Charles Lindbergh réalisait la première traversée de l’Atlantique en avion dans le cadre d’un concours organisé par une société privée. En juin 2004 SpaceShipOne devenait le premier avion-fusée privé à faire escale dans l’espace avec deux passagers remportant ainsi le concours X-prise.
Robert Zubrin partisant d’un mode de financement sous la forme de primes offertes par les pouvoirs publics aux sociétés privés ayant atteint certains objectifs sur la route vers Mars, a l’honnêteté d’évoquer sans les dénigrer les partisans du tout privé comme l’est la Fondation « Progrès et Liberté » de Jeff Eisenach.
Quoiqu’il en soit vous l’aurez compris, notre valise est prête, et comme dirait la chanson nous partirons pour un très long voyage .
L'editeur français http://www.goursau.com/
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Chat Tigré
02 décembre 2004
Petit bréviaire des idées reçues en économie, par les Econoclastes
"Les econoclastes" est un pseudonyme recouvrant un groupe d'étudiants en économie des grandes universités parisiennes qui dénoncent l'enseignement qu'ils reçoivent comme orienté en faveur de la théorie néo-classique, trop mathématisée, et trop loin du réel. Ils s'attachent donc dans ce livre à démonter ce qu'ils appellent "les idées préconçues en économie". Mais il faut savoir que sous ce terme ils désignent tout ce qui fait la pensée libre échangiste, ou au moins les arguments des économistes de l'offre.
C'est donc un livre nettement orienté à gauche, ce que l'on peut noter dans des formules très marquées comme "[le capitalisme] vise toujours et encore à l'accumulation de capital pour elle même par la production de masse". À vrai dire une telle phrase si marxisante et si loin de la réalité du capitalisme qui est beaucoup plus un processus qui vise à la création de richesse pour permettre l'échange témoigne à elle seule de toutes les précautions qu'il faut prendre à la lecture.
Ceci étant c'est un livre que je conseille pour plusieurs raisons : premièrement il est écrit par des étudiants qui voulaient banaliser l'économie, c'est à dire que le livre est très bien chapitré, chaque chapitre répondant à un argument des économistes de l'offre, écrit de manière très compréhensible pour des novices, et son aspect scolaire le rend très abordable. D'autre part il a le mérite, contrairement à tant d'autres voulant également critiquer la théorie libérale, d'argumenter de manière fouillée (les références sont en effet très nombreuses) et relativement précise. C'est donc une lecture très intéressante pour qui veut s'informer et pouvoir discuter des idées socialisantes. [Si vous voulez vraiment l'acheter : Amazon ]
En partenaria avec http://www.neo-liberalisme.com
Connaître nos adversaires : Walid Charara et Frédéric Domont, auteurs de"Le Hezbollah. Un mouvement islamo-nationaliste"
Le Hezbollah : Un mouvement islamo-nationaliste de Frédéric Domont, Walid Charara
Il faut savoir que ce n'est pas un livre d'analyse sur le Hezbollah,
c'est un livre engagé pour le Hezbollah, auquel (si j'ai bien compris
après avoir entendu Charara sur Europe 1) les auteurs reprochent simplement
quelques "excès"...
N.B. : "Frédéric
Domont est chef du bureau régional de Radio France Internationale au Liban. Il
parcourt le Proche et le Moyen-Orient depuis quinze ans."
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Eric ABC également présent sur La Page Libérale
